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«Franchement, si vous voulez me mettre au but…» : Zaïre-Emery prêt à tout pour aider les Bleus à la Coupe du monde

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Le milieu parisien s’est exprimé face à la presse ce samedi, au campus de Bentley, à trois jours de France-Sénégal.

Auteur d’une grosse saison avec le PSG, individuellement et collectivement, Warren Zaïre-Emery (20 ans) a fort logiquement été sélectionné par Didier Deschamps en vue de la Coupe du monde 2026. Reste à savoir quel statut le sélectionneur lui accordera, «WZE» n’ayant pas joué une seconde lors de sa première grande compétition avec les Bleus, l’Euro 2024. Une question se pose aussi au sujet de son utilisation, sachant que Luis Enrique l’aligne souvent en tant qu’arrière droit. Le jeune champion d’Europe, double champion d’Europe en fait, a répondu aux questions des journalistes ce samedi, au campus de Bentley, avant une séance d’entraînement à huis clos et à quatre jours de l’entrée de France-Sénégal.

S’il a eu peur de ne pas être convoqué : «Quand vous jouez moins, en manque de confiance, c’est dur… Avec un Mondial en fin de saison, c’est un objectif pour tous les joueurs français. On veut y croire quand on est joueur. Si je n’y crois pas, personne ne le fera pour nous. Je suis allé en Espoirs pour toucher le ballon, reprendre confiance. Ça a déroulé ensuite, c’était tout de suite mieux. Quand je n’ai pas été appelé (en équipe de France A), j’en ai profité pour me reposer, me vider la tête et remettre la machine en marche. Je pense que ça a bien fonctionné et je suis très content d’être là

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Pas de temps de jeu du tout à l’Euro : «C’est toujours frustrant de ne pas jouer. On veut tous jouer, avoir des minutes. La concurrence est très forte au milieu. Cela passe par des moments comme ça. J’apprends, je prends de l’expérience, c’est une chance et un plaisir d’être là. Quand on ne peut pas jouer, on aide les coéquipiers. J’ai cette concurrence en club aussi et mes coéquipiers me poussent, moi aussi, et c’est ce qui fait qu’on est toujours au meilleur niveau.»

Sa progression : «Je me suis posé les bonnes questions, voir ce qui allait bien moins. J’ai les qualités, je le sais. On m’a parlé au club, on m’a dit qu’on ne pouvait pas m’enlever mes qualités. J’ai bossé, je suis revenu avec le plus d’intensité possible. Je prenais moins de plaisir à être sur le terrain et quand c’est reparti j’ai retrouvé plaisir et confiance».

Remplaçant lors de la finale de Ligue des champions  après avoir joué quasiment toute la saison en tant que titulaire : «C’est toujours frustrant de ne pas jouer, être sur le banc, mais c’est le choix du coach… Quand on gagne, la fête… J’ai pris plaisir à entrer et à jouer pour cette équipe».

Je suis très humble, j’aime le travail et je donne toujours la meilleure version de moi-même.

Warren Zaïre-Emery

Quasi titulaire en club et remplaçant en sélection : «J’essaie de gérer de la meilleure manière en poussant les coéquipiers. Je suis très humble, j’aime le travail et je donne toujours la meilleure version de moi-même. Pousser les coéquipiers pour qu’ils soient meilleurs, sentent ma présence, et qu’ils donnent encore plus, ce qui aidera le groupe et l’équipe.»

Si les regards du coach et coéquipiers en sélection ont changé : «Je ne sais pas il faut leur demander. J’ai gagné deux Ligue des champions mais ce ne sont que des trophées, je suis la même personne, je n’ai pas changé, j’ai le sourire chaque jour et je suis là pour eux.»

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Décalage horaire : «Personnellement, je dors très bien chaque nuit, je me couche tôt et de me réveiller entre 8 et 10 heures. C’était compliqué au début mais ça va très bien.»

La possibilité de jouer arrière droit : «Quand vous avez la possibilité de jouer à plusieurs postes, c’est mieux pour soi et le coach. Peu importe le poste, j’aime jouer au football, je prends du plaisir à chaque entraînement, chaque match. J’ai joué à gauche au dernier entraînement. Le coach m’a demandé si ça me dérangeait. Je lui ai dit : "Franchement, aucun souci, si vous voulez me mettre au but, tant que je joue, avec plaisir" (rires). Ce qu’en pense Deschamps ? Je me sens très bien à ce poste de latéral, j’ai la liberté de rentrer, d’être haut et un peu partout. On n’en a pas parlé avec le coach mais je pense qu’il le sait. J’ai cette possibilité d’être polyvalent et ça ne me pose pas de problème de jouer à tous les postes. Plaisir partout ? Je prends du plaisir partout. J’ai cette liberté de rentrer à l’intérieur et de jouer comme un milieu. Le latéral va chercher haut au PSG. C’est un poste où j’ai cette liberté de faire un peu ce que je veux. Défensivement, ça change un peu mais je peux mettre beaucoup d’intensité, les duels et récupérer des ballons en bas ou haut.»

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Le positionnement d’Ousmane Dembélé : «Avec le coach, on a travaillé cela. Ce sont des joueurs qui bougent beaucoup donc il n’y a pas vraiment de position, ils peuvent permuter. C’est une force de pouvoir bouger, changer d’attirer l’adversaire pour aller en profondeur ou l’inverse. Quand tu as des joueurs de cette qualité, tu donnes le ballon et ils font leur sauce, leur magie. Quand on ne joue pas tout le temps ensemble, ça peut être dur pour créer ce mouvement mais on a les entraînements pour cela. Ce qui change entre Dembélé au PSG et en sélection ? Je ne saurais pas vous dire. Il a cette liberté de faire un peu ce qu’il veut… Profondeur, milieu, au milieu, sur les côtés… Il a les joueurs autour pour changer de position pour qu’il y ait toujours un joueur dans chaque zone. Il a des qualités exceptionnelles, il sait tout faire. Avec un joueur comme lui, Michael Olise, Marcus Thuram, Kylian Mbappé, ils ont des qualités exceptionnelles, il faut que tout fonctionne bien ensemble pour avoir la meilleure équipe de France possible

Prendre du plaisir et gagner cette coupe du monde pour la France.

Warren Zaïre-Emery

Désiré Doué et Bradley Barcola en concurrence au PSG et en équipe de France : «Ce sont deux joueurs avec un style différent. Ils ont la capacité à jouer des deux côtés, en 9… On peut jouer partout en club (sourire). On change, on permute et c’est ce qui fait notre force, que l’adversaire ne sache pas qui prendre, ou aller, qu’il y ait des brèches partout. L’un va plus en profondeur, l’autre plus balle au pied. Au coach de décider qui va jouer. La concurrence ? On est à côté à table et je suis au milieu (sourire). On a un bon groupe, la concurrence est saine et tout le groupe vit bien, on est contents d’être ici, c’est un Mondial, on va essayer de profiter, prendre du plaisir et gagner tous les matchs, gagner cette coupe du monde pour la France.»

Son rebond au moment du passage à vide et le rôle de Luis Enrique : «Le rôle du coach a été très clair, ne jamais me lâcher. Quand il est sur tes cotes, il ne te lâche pas, il essaie de te redonner la confiance, parler, voir les autres… C’est tout un groupe, c’est la force de l’équipe avec des joueurs jeunes, d’autres plus expérimentés, et on est tous là les uns pour les autres. Ça arrive à tout le monde d’être moins bien dans une saison. Il faut continuer à travailler, ne pas baisser la tête, analyser ce que je faisais moins et retrouver plaisir, intensité et remettre cette insouciance dans mon jeu que j’avais perdu et qui revient de plus en plus.»

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Les mots de Luis Enrique avant et après la finale de Ligue des champions  : «Le coach ne parle jamais avant. On a découvert la compo à 16h, deux heures avant le match. C’est bien aussi, cela permet de garder tout le monde concentré à l’entraînement. J’ai vu ses mots après le match, ça m’a fait très plaisir. Ce sont les choix du coach. On ne peut pas lui en vouloir. Le plus important est d’avoir gagné cette deuxième Ligue des champions et qu’on a bien fêté le titre ensemble.»

Brésil-Maroc : «Un très gros match, le vice-champion ou champion d’Afrique, je ne sais pas trop (rires), et le Brésil de Marquinhos… Tout le monde va le regarder mais je n’ai pas de préférence, j’espère le meilleur pour mes coéquipiers (Marquinhos et Achraf Hakimi). Que le meilleur gagne.»

Propos recueillis en conférence de presse

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