Pour les observateurs militaires russes, les frappes iraniennes qui atteignent leurs cibles depuis le début de cette nouvelle guerre au Moyen-Orient ont un petit goût de revanche sur l’Occident. La plupart sont l’œuvre de ces drones kamikazes Shahed, des appareils sans pilote peu onéreux massivement utilisés dans leur version russe «Gueran-1» et «Gueran-2» par leur propre armée en Ukraine.
A leurs yeux, les Iraniens bénéficient aujourd’hui d’un double retour d’expérience après avoir transmis leur savoir-faire à la Russie pour fabriquer ces drones en série. Ils y ont appris comment utiliser au mieux ces engins ravageurs pour tromper les défenses aériennes ennemies tout en profitant des améliorations techniques des ingénieurs russes après plus de quatre ans de guerre. Pour valoriser une arme, rien ne vaut son utilisation prolongée en conditions de guerre réelles: sur ce point, tous les experts militaires sont d’accord. Ainsi, l’expérience russe du SVO, sigle désignant «l’opération militaire spéciale», s’avère aux yeux de tous extrêmement précieuse, se réjouit le colonel Viktor Baranets, commentateur attitré de la presse populaire de Moscou. Selon lui, c’est de l’armée russe que les Iraniens ont appris «l’utilisation massive des essaims de drones, de leurres et de missiles balistiques»


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