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Face aux canicules, accélérer la transition énergétique

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Publié le 30 juin 2026 à 04:30. 2 min. de lecture

Jadis, l’humanité consommait peu d’énergie et ce mot – du grec ancien energeia, qui signifie «force en action» – n’était guère utilisé. Au gré des révolutions industrielles, les besoins en la matière se sont accrus. Le terme s’est imposé sur le devant de la scène avec les chocs pétroliers des années 1970. Depuis, la géopolitique du pétrole – la force fossile la plus exportée – guide toutes les grandes décisions.

On ne s’inquiétait toutefois pas trop de ce qui se passait derrière la pompe ou la prise avant les deux derniers chocs énergétiques, en 2022 et 2026. Désormais, cette force en action est au centre de toutes les émotions. Elle développe les sociétés humaines, mais elle pourrait aussi tout anéantir – on en voit des prémices ces jours. Car rappelons-le, la majorité des émissions de CO2 générées par nos modes de vie sont dues aux énergies.

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Jamais le monde n’a consommé autant de molécules d’hydrocarbures ou d’électrons qu’aujourd’hui même si, par personne, les chiffres tendent à baisser en Suisse, en Europe et même aux Etats-Unis. En Asie par contre, notamment en Chine, les données par habitant croissent (ou explosent, comme à Singapour). Au point qu’aujourd’hui un Chinois moyen consomme presque autant d’énergie qu’un Suisse ordinaire.

Changement structurel?

Avec l’IA, l’essor démographique et les climatiseurs, nul doute que la consommation d’énergie va continuer de croître et de cliver. La notion de «transition» est par exemple remise en cause: ne faudrait-il pas plutôt parler d’«accumulation» énergétique?

Les chiffres de l’Energy Institute, dans son rapport publié mardi, rappellent que «toutes» les énergies sont en croissance. L’ascension fulgurante du photovoltaïque laisse aussi présager «un changement structurel, d’un système où l’énergie propre vient compléter les fossiles, [on ira vers] un système où elle les remplace de plus en plus», signale une coauteure du rapport. On y verra plus clair dans quelques années.

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En attendant, dans tous ces débats, une chose est sûre (et souvent oubliée): avec les renouvelables, les pertes sont largement moindres qu’avec les fossiles. Quand on brûle du pétrole, du charbon ou du gaz, pour générer de l’électricité ou propulser un véhicule, la majeure partie de l’énergie se dissipe sous forme de chaleur et n’est pas exploitée. Idem avec l’atome: un réacteur nucléaire crée une formidable quantité d’électricité mais le nuage de vapeur d’eau qu’il génère, plus important encore en termes de valeur énergétique, est rarement récupéré dans un réseau de chaleur. Face au changement climatique, on ne peut plus se permettre un tel gaspillage.

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