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L’emblématique présentatrice météo de TF1 a fait évoluer son vocabulaire météo pour s’adapter au changement climatique.

Capture d’écran TF1
La présentatrice météo de TF1, Évelyne Dhéliat, s’interdit de parler de « beau temps » dans ses bulletins à la télévision. (Photo d’illustration prise en 2024 sur le plateau de TF1)
Les températures printanières - voire estivales - en hiver ne peuvent pas être seulement source de réjouissance et doivent nous rappeler le changement climatique en cours. C’est pourquoi l’emblématique présentatrice météo de TF1, Évelyne Dhéliat, s’interdit de parler de « beau temps » dans ses bulletins à la télévision.
Invitée de la matinale Bonjour ! de la première chaîne vendredi 27 février, Évelyne Dhéliat a expliqué que le choix de son vocabulaire pour présenter la météo du jour était très calculé, dans un souci de sensibilisation aux enjeux environnementaux.
« Avec le dérèglement climatique, vous vous interdisez parfois de dire “bonne nouvelle” ? », l’a questionné sur ce point le présentateur de l’émission, Bruce Toussaint. Ce à quoi la présentatrice de 77 ans a répondu : « Alors je m’interdis une chose : c’est de dire “C’est du beau temps”. Parce que le beau temps pour certains, c’est du très mauvais temps pour d’autres. »
Évelyne Dhéliat fait aussi remarquer que cette évolution du champ lexical est récente : « J’ai vraiment banni ce terme au fil des années puisqu’avant, on le disait. »
Une « catastrophe » pour les agriculteurs
« On le voit en été, en période de sécheresse. C’est formidable pour les vacanciers et les hôteliers sauf que pour les agriculteurs par exemple, c’est une catastrophe », complète celle qui avait frappé les esprits en 2014 en présentant le bulletin météo fictif d’une journée en 2050. Évelyne Dhéliat préfère donc utiliser les termes « temps ensoleillé » ou « temps pluvieux ».
La parenthèse printanière ces dernières semaines sur l’Hexagone après des semaines de pluies marquées par des inondations n’est en effet pas une bonne nouvelle pour de nombreux agriculteurs. Certains arboriculteurs craignent notamment les « gels tardifs », d’autres le « manque de pollinisation » car les abeilles n’ont pas eu le temps d’arriver.
Météo France a, pour sa part, rappelé à de nombreuses reprises cette semaine que dépasser le seuil de chaleur de 25 degrés, comme mardi dans le Sud-Ouest, est tout sauf normal en plein hiver.


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