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Des observateurs doutent que l’entente conclue entre le Canada et la Chine pour l’importation au pays de véhicules électriques chinois ait un impact défavorable sur la filière batterie à Bécancour.
C’est à Paris, où il tente d’établir des partenariats pour l’électrification des transports, que Daniel Breton, président-directeur général, Mobilité électrique Canada, a pris connaissance de l’entente avec la Chine. Ici, la plupart des autobus qu’on voit sont électriques .
Selon l’organisme Mobilité électrique, Canada, le ralentissement actuel et les risques de détérioration qui pèsent sont davantage attribuables aux États-Unis.
Le Canada autorisera l’importation de 49 000 voitures électriques chinoises d’entrée de gamme par an, mais elles seront soumises à une surtaxe réduite de 100 % à 6 %.
Est-ce là, pour une raison ou pour une autre, est une menace pour la filière batterie.
Pour le moment, les tuiles par rapport à la filière batterie viennent beaucoup plus des États-Unis qu’elles viennent d’Europe ou de la Chine, explique M.Breton.
Pour lui, le fait que le premier ministre dit : "on veut laisser importer 49 000 véhicules électriques qui viennent de Chine, au Canada, et on va travailler à développer des partenariats ou des coentreprises entre la Chine et le Canada", constitue une bonne nouvelle.
Éventuellement, une usine chinoise d’assemblage automobile pourrait devenir un enjeu pour le Canada.
En fait, ils ont besoin de minéraux critiques parce que, pour le moment, leur approvisionnement commence à être restreint. Le Canada en a , souligne-t-il.
Selon un autre expert en véhicules électriques, si la situation de l’industrie des batteries s’aggrave davantage, la Chine ne serait certainement pas en cause.
Si jamais, les usines qui sont ici au Québec ou les fabricants de voitures en Ontario, quittent le Canada, je pense que c’est vraiment plus politique que parce qu’on a ouvert la porte aux véhicules chinois. Je pense que ça n’a aucun lien , admet Guillaume André, propriétaire de l’entreprise Ingenext.
Il faut observer qu’à l’époque, la filière batterie de Bécancour avait fait ses prévisions et avait pris son élan sans égard à la concurrence chinoise.
C’est le premier octobre 2024, avant la réélection du président américain Donald Trump, que le premier ministre, Justin Trudeau, avait décrété l’imposition d’une surtaxe de 100 % visant les véhicules électriques chinois.
On ose croire que, pour les modèles moyen et haut de gamme nord-américains, la filière batterie aura encore sa place.


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