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Le père coupable d’avoir enlevé ses enfants pour les emmener du Québec vers l’Algérie sans le consentement de la mère était de retour en cour à Trois-Rivières, jeudi, pour le début des observations sur la peine.
Radio-Canada a appris que le détenu de 55 ans a fait volte-face à la dernière minute en refusant d’autoriser le rapatriement des deux enfants au Québec, dit-il, pour les protéger de la mère. Ce refus sera d’ailleurs débattu en cour prochainement.
L’homme, sans antécédents criminels, s’est adressé à la cour et a notamment dénoncé l’absence de diète halal ou casher en prison.
Il s’est dit victime de discrimination basée sur ses origines arabes et a rappelé son absence d’antécédents judiciaires.
La mère, présentement au Maroc avec leur troisième enfant, ne s’est pas adressée au tribunal.
Il a toutefois été permis d’apprendre qu’elle a dorénavant de la difficulté à communiquer avec l’un des enfants en Algérie : celui-ci ne parlerait plus le français, mais l’arabe.
En 2024, les enfants, alors âgés de 5 et de 7 ans, ont été emmenés dans ce pays du Maghreb à l'insu de la mère.
Selon les informations divulguées par un enquêteur de la Sûreté du Québec jeudi, ils seraient en santé dans la famille du père.
Ce dernier, qui est au pays depuis 2006, pourrait écoper d’une peine maximale de dix ans d’emprisonnement et faire face à une expulsion du pays à sa sortie de prison.
La suite des observations sur la peine est prévue le 24 mars.


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