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En Hongrie, Viktor Orban tente d’inverser une vague « dégagiste »

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Le camp au pouvoir a intensifié sa campagne d’affichage à l’approche du scrutin. Dans une rue de Budapest, un portrait de Viktor Orban accompagné du slogan « Unissons-nous contre la guerre ! » jouxte les portraits de Volodymyr Zelensky et de Peter Magyar surmontés de la mention « Ils sont dangereux ».

Le camp au pouvoir a intensifié sa campagne d’affichage à l’approche du scrutin. Dans une rue de Budapest, un portrait de Viktor Orban accompagné du slogan « Unissons-nous contre la guerre ! » jouxte les portraits de Volodymyr Zelensky et de Peter Magyar surmontés de la mention « Ils sont dangereux ». ATTILA KISBENEDEK / AFP

DÉCRYPTAGE - Son parti national-conservateur, le Fidesz, mise sur les ressources de l’État ainsi que sur la mobilisation d’électeurs défavorisés pour rattraper son retard face au centriste Péter Magyar.

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David contre Goliath. C’est l’image biblique que Viktor Orban aime donner de lui-même, quand il ferraille au nom du peuple hongrois contre « l’empire de Bruxelles » ou contre les « forces mondialistes », toujours seul contre tous. Mais à l’échelle de la Hongrie, lors de ces élections législatives dimanche comme lors des précédentes, Goliath, c’est bien lui.

Car les ressources de son parti, le Fidesz, sont celles de l’État, qu’il a mis à sa botte en seize années de pouvoir. À tel point que l’opposition emmenée par Péter Magyar (Tisza) dit entreprendre un « changement de régime » contre ce que ses partisans perçoivent comme un parti-État, comme au temps du communisme.

À lire aussi Rod Dreher : «Le principal problème pour Viktor Orbán, c’est que son opposant Peter Magyar n’est pas de gauche»

Il suffit d’évoluer une journée en Hongrie, à Budapest ou dans les provinces, pour constater l’asymétrie des forces en présence, dans l’espace public, à la télévision, à la radio et sur les réseaux sociaux. « Les messages de l’État et du Fidesz sont tellement intriqués que les gens ne sont plus capables de les distinguer

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Le Figaro

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