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Elections municipales 2026: une victoire historique pour le RN, une candidate se distingue à Paris... Voici ce que disent les derniers sondages

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Dans moins de quinze jours, les Français se rendront aux urnes dans le cadre des élections municipales 2026. Le scrutin, organisé en deux tours, vise à élire les maires des 34.953 communes du pays.

Si l'enjeu est avant tout local, ce vote est tout de même vu comme un premier test avant la présidentielle de 2027. Surtout qu'il se tient dans un contexte particulier, la France ayant connu plusieurs crises politiques successives et de nombreux remaniements ministériels, ces derniers mois. La popularité du président Emmanuel Macron ne cesse de chuter, là où celle du Rassemblement national grandit. Là encore les résultats des municipales permettront de tirer quelques grands enseignements pour les partis à un an de l'échéance très attendue.

Huit villes font l'objet d'une attention toute particulière: Paris, Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux, Nice et Le Havre. Dans ces municipalités, la lutte est acharnée. Et les candidats le savent: le résultat pourrait en dire long sur la suite. Voici ce que disent les sondages à l'heure actuelle dans ces différentes localités.

1) Rachida Dati, Emmanuel Grégoire, Sophia Chikirou, Sarah Knafo... Qui va remporter la mairie de Paris ?

Dans la capitale française, le combat est serré mais Rachida Dati semble tirer son épingle du jeu, même si elle n'arrive pas en tête du premier tour. Selon les chiffres du dernier sondage de l'Ifop-Fiducial, c'est Emmanuel Grégoire (PS, Ecolo. PC) qui décroche le plus d'intentions de vote pour le 15 mars (32%). Il est suivi par Rachida Dati (LR, Modem, UDI, Horizons, Renaissance) qui récolterait quant à elle 30% des voix, Sarah Knafo (Reconquête) avec 11% des voix et Sophia Chikirou (LFI) avec également 11% des voix.

Au second tour, les cartes seraient rebattues puisque c'est l'ancienne ministre de la Culture qui triompherait et décrocherait donc la mairie de Paris, avec 42% des voix selon le même sondage. Derrière elle, Emmanuel Grégoire obtiendrait un score de 36% contre 11% pour Sophia Chikirou et 11% pour la compagne d'Eric Zemmour, Sarah Knafo. Les résultats sont toutefois à prendre avec des pincettes quand il s'agit du second tour, car tout déprendra de la configuration qu'il prendra et du nombre de candidats qui y accéderont. Pour rappel, tous les candidats ayant récolté au moins 10% au premier tour peuvent se présenter au second.

Les Republicains (LR) candidate Rachida Dati speaks to the press as she campaigns for Paris mayoral election  in Paris, France, Saturday, Feb. 28, 2026. (AP Photo/Aurelien Morissard)Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, est en tête des sondages à l'heure actuelle. ©Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.

2) À Marseille, le RN pourrait enregistrer un score historique

Dans la cité phocéenne, on pourrait assister à une percée historique de l'extrême droite. Même si le Rassemblement national ne serait pas en tête du premier tour, il pourrait obtenir un score de 32%, inédit à Marseille pour le parti de Jordan Bardella. Selon le dernier sondage Ifop-Fiducial, le candidat d'extrême droite Franck Allisio arriverait en seconde place et talonnerait l'actuel maire socialiste, Benoît Payan, crédité de 35% d'intentions de vote. Loin derrière, on retrouve dans cette même enquête d'opinion la candidate de droite et du centre Martine Vassal (18%) et le candidat de LFI, Sébastien Delogu (13%).

Encore une fois, pour le second tour, tout se jouera en fonction des candidats qui y accéderont ou encore des stratégies qui seront mises en place. Ainsi, l'actuel maire socialiste a déjà lancé un appel au candidat de LFI afin qu'il se retire pour faire barrage à l'extrême droite. Mais ce dernier ne semble pas à l'heure actuelle envisager une telle option. Si les quatre candidats qualifiés pour le second se présentaient, le sondage d'OpinionWay pour CNews, Europe 1 et le JDD donne gagnant le candidat RN avec une très faible avance (37%). Le maire actuelle marseillais décrocherait la seconde place avec 36%, tandis que la candidate de droite et du centre totaliserait 15% des voix et 13% pour le candidat LFI.

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3) A Lyon, Jean-Michel Aulas a le vent en poupe

Changement de direction en vue à la mairie de Lyon. Si l'on en croit les derniers sondages, l'écologiste Grégory Doucet devrait perdre son écharpe mayorale, au profit de Jean-Michel Aulas. Dès le premier tour, selon les chiffres de l'enquête d'opinion Elabe pour BFMTV-Le Figaro, l'ancien président de l'Olympique lyonnais, candidat pour LR, Renaissance, Horizons, le MoDem et UDI, devancerait M. Doucet (43% des intentions de vote contre 29%). Une troisième candidate pourrait atteindre la barre des 10% nécessaire pour pouvoir atteindre le second tour, à savoir Anaïs Belouassa-Cherifi (LFI). Elle est créditée de tout juste 10% dans le sondage. Affaire à suivre, donc.

Mais qu'elle arrive au second tour ou non, l'enquête d'opinion prédit que Jean-Michel Aulas sortirait gagnant. En cas de duel face à Grégory Doucet, il l'emporterait avec 57% des voix contre 43%. En cas de triangulaire, Jean-Michel Aulais serait à 55% contre 34% pour Grégory Doucet et 11% pour Anaïs Belouassa-Cherifi, selon le sondage.

President of Business software publisher Cegid, vice-president of French football federation (FFF) and candidate for Mayor of Lyon, Jean-Michel Aulas (2nd R) and with former French minister Jean-Louis Borloo (2nd L) speak with local residents during a visit of the La Duchere district in Lyon, southeastern France on February 4, 2026. (Photo by OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)Jean-Michel Aulas a le vent en poupe à Lyon. Va-t-il confirmer la tendance qui se dessine dans les sondages ? ©AFP or licensors

4) A Lille, le successeur de Martine Aubry veut garder son écharpe maïorale

En 2025, la Capitale des Flandres faisait ses adieux à son emblématique maire Martine Aubry. Après 24 années à la tête de la ville, la socialiste souhaitait "laisser la place à la nouvelle génération". C'est son premier adjoint Arnaud Deslandes qui a repris le flambeau. Et ce dernier espère conserver l'écharpe maïorale au terme de ces municipales. Le dernier sondage sur les futurs résultats des municipales dans la métropole du Nord de la France, publié ce 4 mars, le donne en tous les cas gagnant au premier tour. Le candidat soutenu par le parti socialiste et le parti communiste récolterait 28% des voix selon l'enquête d'opinion Ifop-Fiducial pour la Voix du Nord, France 3 et Ici Nord. Il serait suivi par Stéphane Baly (20%), candidat écologiste qui était déjà passé à quelques voix du mayorat de Lille en 2020. Derrière les deux hommes, l'insoumise Lahouaria Addouche (16 %), la candidate Renaissance Violette Spillebout (15 %) et l'eurodéputé RN Matthieu Valet (9%).

Pour le second tour, peu importe les différentes configurations possibles, l'actuel maire de Lille est donné gagnant. En cas de quadrangulaire (Deslandes affronterait alors Spillebout, Baly et Addouche), il remporterait le scrutin avec 37% des voix. S'il se retrouvait au second tour uniquement avec Violette Spillebout et Lahouaria Addouche, le taux monterait à 53%, selon l'Ifop. Enfin, dernier scénario évoqué, en cas de triangulaire Deslandes-Baly-Spillebout, il triompherait avec 41% des votes.

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5) À Toulouse, la mairie pourrait passer à gauche

Rien n'est gagné pour le maire sortant, Jean-Luc Moudenc (non-inscrit, ex-LR). Selon le dernier sondage Ifop, la configuration du second tour sera déterminante: s'il s'agit d'un duel, il pourrait bien perdre la partie.

L'actuel maire de la Ville Rose, crédité de 33% d'intentions de vote au premier tour, pourrait être amené à affronter deux candidats: celui de "La gauche unie" (sans LFI), le socialiste François Briançon (crédité de 30% d'intentions de vote au premier tour), et celui de LFI-NPA, le député François Piquemal (crédité de 23% d'intentions de vote). Deux cas de figure seront alors possibles: soit les trois candidats se maintiennent, soit on assiste à une fusion des deux listes de gauche conduite par le socialiste. Dans la première hypothèse (celle d'une triangulaire donc), Jean-Luc Moudenc serait réélu avec 41% des voix contre 35% pour François Briançon et 24% pour François Piquemal. Mais dans la seconde hypothèse, le maire sortant pourrait perdre son écharpe mayorale en faveur de François Briançon (53%).

6) Onze challengers à Bordeaux, dont un ancien candidat à la présidentielle

Les Bordelais auront l'embarras du choix, le 15 mars, puisque 11 candidats se présentent à ces élections municipales. Mais, selon le dernier sondage Ifop-Fiducial pour LCI, Sud Ouest et Sud Radio (réalisé fin février), tout se jouera principalement entre deux candidats: le maire écologiste sortant, Pierre Hurmic (crédité de 33% d'intentions de vote au premier tour), et l'ancien ministre délégué des Comptes publics, Thomas Cazenave (crédité de 25% d'intentions de vote au premier tour). Derrière eux, deux autres candidats pourraient atteindre le seuil nécessaire pour se qualifier au second tour: l'économiste sans étiquette Philippe Dessertine (15%) et l'insoumis Nordine Raymond (12%). L'ancien candidat à l'élection présidentielle Philippe Poutou est loin du seuil puisqu'il n'obtient dans les sondages que 5% d'intentions de vote. L'institut de sondage met toutefois en garde: ces chiffres sont à prendre avec des pincettes. "Près d'un quart des électeurs (27%) déclarent pouvoir encore changer d'avis, contre 73% se disant sûrs de leur vote", précise l'Ifop.

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7) À Nice, un duel très tendu entre Estrosi et Ciotti

Les sondages s'enchaînent à Nice. Sur les trois derniers jours, trois études d'opinion ont été publiées sur les résultats des municipales à venir. Dans chacune d'entre elles, la lutte est serrée entre les deux candidats en tête du classement: Eric Ciotti (UDR) et Christian Estrosi (Horizons). Si l'on s'intéresse au dernier sondage réalisé auquel France 3 a eu accès, le président de l'UDR l'emporterait au premier tour avec 38% des voix, talonné par l'actuel maire de Nice (32%). Deux autres candidates pourrait atteindre le second tour: Juliette Chesnel-Le Roux (Les Ecologistes-PS-PCF) qui totalise 12% d'intentions de vote et Mireille Damiano (LFI-NPA-Viva!) créditée de 11% d'intentions de vote.

Pour le second tour, plusieurs scénarios ont été étudiés. En cas de quadrangulaire réunissant les quatre candidats mentionnés ci-dessus, Eric Ciotti est donné gagnant avec 40% des voix, contre 36% pour Christian Estrosi. En cas de triangulaire, c'est encore le député de l'Union Des Droites qui l'emporterait, mais avec un écart plus marqué : 43% contre 37% pour le maire Horizons. Enfin, en cas de duel entre les deux hommes, la situation serait plus compliquée puisque l'enquête d'opinion les donne à égalité (50% chacun).

President of Union des Droites pour la Republique (UDR) parliamentary group president and Nice mayoral candidate Eric Ciotti (L) stands next to French mayor of Nice and candidate for Horizons and Les Republicans for his reelection Christian Estrosi(R) shaking hands ahead of a debate broadcasted by French TV channel France TV/LCI Provence-Alpes-C�te-d'Azur between the main candidates for France's upcoming municipal elections in Nice, southeastern France on March 4, 2026. French voters head to the polls for municipal elections on March 15 and 22, 2026. (Photo by Valery HACHE / AFP)Eric Ciotti et Christian Estrosi sont au coude à coude. ©AFP or licensors

8) Edouard Philippe va-t-il perdre le Havre ?

Le dernier sondage en date (réalisé fin février) pour la ville du Havre a dû donner quelques sueurs froides à l'ancien Premier ministre français, Edouard Philippe. En effet, selon l'enquête d'opinion publiée le 26 février par Opinionway, il est possible que l'actuel maire (crédité de 37% au premier tour) ne remporte pas la bataille face au candidat communiste (crédité de 35% au premier tour), dans le cas de figure d'une triangulaire au second tour à laquelle participerait également le candidat RN, Franck Keller (crédité de 18% au premier tour). Le sondage prédit que le communiste Jean-Paul Lecoq (soutenu par la gauche sauf par LFI) l'emporterait avec 42% des voix contre 40% pour Edouard Philippe, au second tour.

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