NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
En moins de deux semaines, le Conseil scolaire catholique (CSC) MonAvenir est passé d’un projet de terrain de soccer synthétique à un en gazon naturel pour le réaménagement de la cour de l’École élémentaire catholique Sacré-Cœur à Toronto. Ce revirement, annoncé 11 jours après la présentation du projet initial, soulève aujourd’hui les critiques de parents.
Le 19 juin dernier, le CSC MonAvenir annonçait un réaménagement complet de la cour, incluant un terrain de soccer moderne en gazon synthétique.
Quelques jours plus tard, sous la pression de parents préoccupés par l’environnement, MonAvenir tient une rencontre d’information sur le projet. Selon Yelena Nichilo, présidente du Conseil de l’École du Sacré-Cœur de Toronto, le surintendant y explique que le CSC ne dispose pas des 50 000 $ nécessaires à l’entretien annuel d’un terrain en gazon naturel.
Deux jours plus tard, un sondage comportant une seule question à choix multiples est envoyé aux parents. Ouvert pendant seulement deux jours, il ne fournit aucune information permettant de comparer les coûts, la durabilité ou les besoins d’entretien des différentes options. Les parents doivent simplement indiquer s’ils préfèrent un terrain synthétique, naturel ou hybride.
Ils étaient en train de choisir la saveur de leurs chips, [...] sans comprendre les conséquences.
Lucas McCann, parent d’un élève de l’école, souligne également que le Conseil a demandé aux parents de choisir entre trois options, mais que la décision finale, un terrain naturel avec système d’irrigation et drainage, constitue selon lui une quatrième option qui n’avait jamais été présentée durant les consultations publiques.

Lors de l’annonce initiale, MonAvenir avait priorisé un gazon synthétique affirmant ne disposer pas des 50 000 $ nécessaires à l’entretien annuel d’un terrain en gazon naturel. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne
Onze jours après l’annonce initiale, MonAvenir fait volte-face et annonce l’abandon du gazon synthétique au profit du gazon naturel. Le CSC affirme que la communauté était fortement divisée et soutient qu’aucun financement n’a été perdu. Les sommes prévues pour le projet auraient été réaffectées au système d’irrigation, au drainage de surface et à quatre buts amovibles.
Un processus jugé peu transparent
Qu’ils soient favorables à une pelouse naturelle ou à un terrain synthétique, plusieurs parents rencontrés s’entendent sur un point : le processus manque de transparence.
Mme Nichilo dénonce quant à elle un manque de gestion responsable des fonds publics ainsi que l’absence d’une véritable consultation. Elle s’interroge publiquement : si le Conseil lui-même affirmait ne pas avoir les 50 000 $ nécessaires pour entretenir un terrain naturel, comment ce choix peut-il aujourd’hui constituer une utilisation responsable des fonds publics?

2:06
Gestion des fonds publics, opacité du processus décisionnel et sondage éclair : le choix du conseil scolaire de privilégier le gazon naturel au projet de terrain synthétique fait réagir des parents.
Photo : Radio-Canada
Vincent Beau, parent d’un élève et favorable au gazon naturel, estime lui aussi que le Conseil n’a pas réellement consulté les familles avant de prendre sa décision.
De son côté, Nikki Maluzzo, également parent d’un élève, critique surtout le processus.
Ils n’ont jamais partagé les coûts pour le projet.
Elle nuance toutefois ses critiques en affirmant que, selon elle, le CSC a généralement fait preuve de transparence dans sa prise de décision, malgré les lacunes entourant la consultation publique.
Des inquiétudes sur le financement
En l’absence de réponse du CSC MonAvenir, M. McCann craint que les fonds provinciaux initialement destinés au terrain synthétique aient été perdus, réaffectés à une autre catégorie de dépenses ou transférés vers une autre école. Il doute également que des fonds soient prévus pour assurer l’entretien du terrain naturel à long terme.
Yelena Nichilo partage cette inquiétude. Elle se demande si des contrats avaient déjà été signés pour le terrain synthétique avant le changement de cap et si le Conseil a dû payer des pénalités pour les annuler.
Le débat sur la durabilité du terrain
Au-delà des questions financières, plusieurs s’interrogent sur la capacité d’un terrain naturel à résister à l’utilisation quotidienne des élèves.
Shawn Simoes, résident du quartier, estime qu’il sera difficile pour l’école de maintenir un terrain naturel en bon état. Je vois le nombre d’enfants qu’il y a là-bas. Ça ne durera jamais. Ça reviendra à la situation initiale, croit-il.
M. McCann partage ce constat. Selon lui, un terrain synthétique aurait mieux répondu aux besoins des élèves. Le gazon naturel, c’est très bouetteux. Durant l’hiver, c’est complètement gelé, donc il y a juste peut-être 2-3 mois durant l’année que c’est utilisable, soutient-il.

Selon Eric Lyons, professeur agrégé en agriculture végétale et doyen associé par intérim de la recherche au Collège d’agriculture de l’Ontario de l’Université de Guelph, une école devrait idéalement disposer de trois à quatre hectares pour permettre une rotation des terrains naturels. (Photo d’archives)
Photo : iStock
Ces préoccupations trouvent un certain écho chez Eric Lyons, professeur agrégé en agriculture végétale et doyen associé par intérim de la recherche au Collège d’agriculture de l’Ontario de l’Université de Guelph. Selon lui, une école devrait idéalement disposer de trois à quatre hectares pour permettre une rotation des terrains naturels. Or, avec la densification urbaine, la plupart des cours d’école sont beaucoup plus petites.
Il reconnaît que, lorsque l’espace est limité et que l’achalandage transforme inévitablement le gazon naturel en une fosse de boue compactée, le gazon synthétique devient une option à considérer afin que les jeunes puissent continuer à jouer.
Des préoccupations liées à la santé et à l’environnement
Les parents favorables au gazon naturel mettent davantage de l’avant les enjeux de santé et d’environnement.
Vincent Beau s’inquiète notamment de la rétention de chaleur des terrains synthétiques. C’est important que les enfants puissent avoir accès à la nature et puis c’est important aussi pour le réchauffement climatique, dit-il.

Les îlots de chaleur urbains peuvent avoir d’importants impacts sur la température ressentie. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Francis Ferland
Mme Maluzzo s’inquiète quant à elle de la présence potentielle de substances chimiques, notamment les PFAS, ainsi que des microplastiques.
M. Lyons invite toutefois à la prudence lorsque vient le temps d’évaluer ces risques. Il y a des gens qui critiquent les produits synthétiques pour des raisons qui ne reposent pas nécessairement sur des fondements scientifiques. […] Nous devons donc faire preuve de prudence quant aux éléments sur lesquels nous nous appuyons pour prendre nos décisions , conclut-il.


1 day_ago
36



























.jpg)






French (CA)