Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

«Drill, baby, drill»: comment la crise du détroit d'Ormuz a relancé le pétrole américain

1 week_ago 58

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

«Nous allons forer, forer à tout-va» («We will drill, baby, drill»). Si la citation du président états-unien Donald Trump remonte à son discours d'investiture du 20 janvier 2025, le mot d'ordre a trouvé un allié inattendu à plusieurs milliers de kilomètres de Washington avec la crise du détroit d'Ormuz. Tandis que près de 20% du pétrole mondial transporté par voie maritime transite habituellement par ce goulet entre l'Iran et Oman, sa paralysie partielle a fait grimper le prix du baril de Brent (la principale référence internationale pour le prix du pétrole brut, établie à partir de gisements de la mer du Nord) au-dessus des 100 dollars dès le mois de mars et jusqu'à 126 dollars à son pic fin avril.

Avec l'annonce d'un accord entre les États-Unis et l'Iran, dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 juin, pour mettre fin «de façon immédiate et permanente» à la guerre au Moyen-Orient, les cours ont dégringolé. Il n'empêche que pendant des mois, l'équilibre énergétique mondial a été profondément bouleversé.

En témoigne l'agitation des compagnies pétrolières autour de nouveaux forages sur le sol américain. Une réaction qui confirme un «acharnement des États-Unis à renforcer leur dépendance aux combustibles fossiles, ce qui pourrait ressembler à une “supernova” du pétrole et du gaz avant leur déclin final», selon Christina Dunbar-Hester, professeure de communication à l'université de Californie du Sud (USC) et spécialiste des relations entre les structures de pouvoir et les énergies fossiles.

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter de Slate ! Abonnez-vous gratuitement à la newsletter de Slate !Les articles sont sélectionnés pour vous, en fonction de vos centres d’intérêt, tous les jours dans votre boîte mail.

Le blocage du détroit d'Ormuz et l'opportunité pétrolière aux États-Unis

Selon Baker Hughes, entreprise de services pétroliers dont les données servent de baromètre à l'activité de forage aux États-Unis, le nombre de puits actifs aux États-Unis est remonté à 433 en cette mi-juin, son plus haut niveau depuis le début de l'été 2025. Et ce, tandis que les producteurs de pétrole de schiste augmentent leurs exportations pour compenser une partie des flux qui ont été bloqués au Moyen-Orient.

D'après la Réserve fédérale de Dallas, les entreprises d'exploration de pétrole de schiste ont besoin d'un prix du baril compris entre 62 et 70 dollars (entre 53 et 60 euros) pour rentabiliser leurs nouveaux puits. L'administration Trump a appelé à plusieurs reprises les compagnies américaines à augmenter leur production de pétrole brut, souvent en vain, car celles-ci rechignaient à investir dans de nouveaux puits lorsque les prix du pétrole n'étaient pas suffisamment élevés pour atteindre les seuils de rentabilité.

Pour le géographe Matthew Huber, spécialiste du capitalisme fossile et professeur à l'université de Syracuse aux États-Unis, cette ambivalence n'est pas accidentelle mais structurelle: «Donald Trump a historiquement cherché à s'associer à des prix de l'essence bas. Or, pour que le slogan “drill, baby, drill” soit économiquement viable, il faut au contraire des prix du pétrole élevés. L'exploitation du pétrole de schiste dans le Bassin permien au Texas, comme dans d'autres régions, n'est rentable que lorsque les cours du pétrole restent suffisamment hauts.»

«À Midland au Texas, le Bassin permien est au cœur de la révolution du pétrole de schiste américain», L'info du vrai - Canal+, 25 mai 2020.

Aux États-Unis, le pétrole de schiste a profondément modifié la structure du marché mondial depuis le début des années 2010. Contrairement aux champs pétroliers classiques, sa production est caractérisée par des cycles courts et des coûts marginaux élevés, ce qui rend les investissements particulièrement dépendants des anticipations de prix à moyen terme.

C'était sans compter sur la première fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran le 28 février dernier à la suite d'annonces du Corps des gardiens de la révolution islamique. Depuis ses ouvertures et fermetures partielles successives, la séquence a bouleversé les flux mondiaux et poussé les acheteurs européens et asiatiques à se tourner davantage vers les exportations américaines.

Selon les données de l'Agence d'information sur l'énergie (l'EIA, qui est l'agence statistique du ministère américain de l'Énergie) reprises par Reuters, les exportations états-uniennes ont atteint près de 13 millions de barils par jour (brut et produits raffinés confondus), contre un peu plus de 11 millions en mars, tandis que les stocks américains ont fondu de plus de 64 millions de barils depuis le début du conflit américano-israélo-iranien.

La crise à l'aune du carbofascisme

Mais aux États-Unis, ces récentes évolutions dans l'exploitation des énergies fossiles sur le sol américain ne relèvent pas uniquement d'un ajustement du marché. Christina Dunbar-Hester analyse ainsi la manière dont les industries fossiles cherchent à imposer leur propre langage du monde énergétique et évoque à ce sujet un «fascisme fossile du quotidien». «Le vocabulaire de la “domination énergétique” ou encore le soutien de l'industrie à des projets de loi visant à mettre fin à la “discrimination” contre le pétrole et le gaz remplissent deux fonctions. D'une part, ils affirment qu'il n'existe aucune alternative aux énergies fossiles. D'autre part, ils sanctionnent, voire cherchent à anéantir, l'expression d'imaginaires alternatifs fondés sur les énergies renouvelables et la redistribution», indique la chercheuse américaine.

En témoigne aussi le détournement du slogan antiraciste «Black Lives Matter» par le mouvement «Oil Lives Matter» («les vies du pétrole comptent») qui «détourne le langage de la justice raciale du mouvement Black Lives Matter, afin d'affirmer la domination des énergies fossiles, tout en dénaturant et en insultant les objectifs du mouvement BLM», appuie Christina Dunbar-Hester.

«Pour de nombreuses personnes de l'administration Trump, l'augmentation de la production d'énergies fossiles et le démantèlement des énergies renouvelables constituent une manière de défier et de provoquer les forces politiques progressistes.»Matthew Huber, professeur à l'université de Syracuse (État de New York)

Dans cette perspective, des chercheurs comme Andreas Malm ou encore le Zetkin Collective développent depuis quelques années le concept de «fascisme fossile», aussi appelé «carbofascisme». Le Zetkin Collective est un groupe de chercheurs européens travaillant sur les liens entre la crise climatique, l'industrie fossile et la montée des nationalismes. Dans le livre Fascisme fossile – L'extrême droite, l'énergie, le climat (La Fabrique, octobre 2020), ils développent le concept de «fascisme fossile» pour décrire la convergence entre la défense des énergies carbonées et le durcissement des logiques politiques autoritaires, insistant sur le fait que cette articulation entre énergie fossile et autoritarisme ne doit pas être comprise comme une dérive conjoncturelle, mais comme une tendance structurelle des capitalismes carbonés dans un contexte de crise climatique.

«Carbofascisme: comment l'extrême droite organise la destruction du monde», Blast, Le souffle de l'info, 10 mars 2025.

Pour Matthew Huber, le soutien aux énergies fossiles ne relève pas seulement d'une capture par les intérêts industriels, mais il s'inscrit dans une guerre culturelle plus large. «Pour de nombreuses personnes au sein de l'administration Trump, il ne s'agit pas seulement d'une influence exercée par l'industrie pétrolière et gazière, expose le géographe de l'université de Syracuse. Elles se distinguent également comme étant engagées dans une guerre culturelle, où l'augmentation de la production d'énergies fossiles et le démantèlement des énergies renouvelables constituent une manière concrète de défier et de provoquer les forces politiques progressistes.»

«Malheureusement, comme beaucoup d'autres questions dans la politique américaine, le changement climatique est devenu un sujet profondément polarisé sur le plan partisan, complète Matthew Huber. Dès lors, les positions politiques adoptées entretiennent souvent peu de rapport avec la réalité scientifique à laquelle nous sommes confrontés.»

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway