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DÉCRYPTAGE - Si l’interpellation du principal suspect relance l’espoir de faire la lumière sur la disparition de la jeune mère de famille, elle ouvre aussi un casse-tête judiciaire entre Paris et Alger.
Un mois après la disparition de Manon Relandeau, son compagnon a été interpellé lundi par la police en Algérie, en compagnie de leur fillette de 15 mois. Karim, 41 ans, avait pris la fuite par avion le 2 avril avec la petite Inaya. Manon Relandeau reste quant à elle introuvable, rendant de plus en plus crédible la piste d’un féminicide. L’arrestation du principal suspect devrait permettre d’apporter des réponses sur le sort réservé à l’agricultrice de 31 ans. Encore faut-il que les enquêteurs français puissent l’interroger. Or, le mis en cause de nationalité algérienne est actuellement incarcéré dans son pays d’origine et pourrait, à ce titre, ne pas être remis aux autorités françaises.
Une convention signée entre la France et l’Algérie et ratifiée en 2021 prévoit qu’aucun des deux pays n’extrade vers l’autre ses ressortissants. «L’Algérie n’extrade pas ses nationaux, c’est un principe de droit international», confirme au Figaro Me Abderrazak Boudjelti, président de l’Union des avocats franco-algériens


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