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M.No. - Aujourd'hui à 07:30 | mis à jour aujourd'hui à 07:42 - Temps de lecture :
La Russie a longtemps fait partie du cercle des grandes puissances réunies au sein du G8. Après avoir participé à certains sommets dès le milieu des années 1990, elle devient officiellement membre en 1997, transformant le G7 en G8. Cette intégration s’inscrit alors dans le contexte de l’après-Guerre froide et de la volonté occidentale d’associer Moscou aux grandes discussions économiques et diplomatiques mondiales.
La situation bascule en 2014. Après l’annexion de la Crimée , les autres membres du groupe décident de suspendre la Russie. Le sommet prévu à Sotchi est annulé et les dirigeants se réunissent finalement à Bruxelles sans Moscou. Le G8 redevient alors le G7. La rupture est ensuite confirmée par la dégradation continue des relations entre la Russie et les puissances occidentales.
L’offensive en Ukraine, le coup de grâce
Depuis, plusieurs responsables politiques ont évoqué un possible retour de Moscou. L’ancien ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, Shinzo Abe, ex-premier ministre japonais, Emmanuel Macron ou encore Donald Trump se sont, à différentes périodes, déclarés favorables à une réintégration, généralement sous condition d’avancées sur le dossier ukrainien. Mais l’offensive russe lancée contre l’Ukraine en février 2022 a pratiquement refermé cette perspective.
Moscou a, pour sa part, relativisé l’intérêt d’une réintégration au G7, mettant plutôt en avant le rôle du G20, devenu depuis la crise financière de 2008 l’une des principales enceintes de concertation économique mondiale et jugé plus représentatif des nouveaux équilibres internationaux.
En juin 2022, le président de la Douma, Viatcheslav Volodine, avait même évoqué la création d’un “nouveau G8” réunissant des pays n’ayant pas adopté de sanctions contre la Russie , parmi lesquels la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Indonésie, le Mexique, l’Iran ou encore la Turquie. Restée sans suite, cette proposition illustre néanmoins l‘évolution des équilibres géopolitiques mondiaux : là où la Russie cherchait autrefois sa place au sein du club des grandes puissances occidentales, elle mise désormais davantage sur le rapprochement avec les pays émergents pour défendre ses intérêts sur la scène internationale.


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