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COMPTE RENDU D’AUDIENCE - L’avocat de l’organisation antifasciste l’a défendue de toute « dérive totalitaire » devant la juridiction qui doit décider de sa dissolution.
Une petite foule intense se presse en bas du grand escalier d’honneur du Conseil d’État, avant de se précipiter jusqu’à la salle du contentieux. Vendredi, entre les murs de la haute juridiction connue pour ses mœurs retenues et sa grande discrétion, ce public pressé témoignait de la singularité de ces débats.
Rares sont les fois où, en matière de contentieux, une audience au fond donne tant de place à l’oralité. Cette fois, le président d’audience Denis Piveteau l’a encouragée. C’est que ces débats étaient consacrés à la dissolution de la Jeune Garde, l’organisation antifasciste et d’extrême gauche lyonnaise créée par Raphaël Arnault, député LFI. Lui comme son mouvement, dissous le 12 juin 2025 par Bruno Retailleau, sont sous le feu des critiques depuis la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, le 12 février dernier.
Lumière trouble
D’emblée, le rapporteur public, Frédéric Puigserver - dont l’avis est consultatif - a planté le décor. Celui des « événements dramatiques qui ont mené à la mort…


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