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Les principales municipalités du Lac-Saint-Jean ont répondu à un appel de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) en adoptant mardi soir une résolution pour dénoncer l’abandon du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).
La résolution a été adoptée lors des séances du conseil municipal de Dolbeau-Mistassini, Saint-Félicien, Roberval et Alma.
Le PEQ permettait d’accéder à la résidence permanente. Il a été remplacé par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) qui a été très critiqué.
Lors de l’adoption, le maire félicinois, Jean-Philippe Boutin, s’est adressé directement aux travailleurs étrangers, qui sont d’ailleurs nombreux dans sa municipalité. Le Cégep de Saint-Félicien accueille aussi beaucoup d’étudiants venus d’ailleurs.
Ce n'est pas parce que les gens n'ont pas nécessairement le droit de voter qu’ils n’ont pas de voix et, en tant que maire de la Ville de Saint-Félicien, je me fais votre porte-voix. Vous m'avez entendu à la radio, puis je vous considère, on vous croise dans la rue, vous êtes dans nos activités, vous faites partie de notre communauté, ce qui fait que c'est normal que je vous défende à cet effet-là, a-t-il lancé lors de la séance.

Jean-Philippe Boutin est le maire de Saint-Félicien. (Archives)
Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard
À l’image des autres élus, les membres de ce conseil portaient un coeur bleu, pour s’inscrire dans la campagne lancée par l’UMQ. Celle-ci exigeait la mise en place de droits acquis.
Mardi, lors du conseil, Jean-Philippe Boutin a aussi ciblé Ottawa, qui a largement restreint son Programme de travailleurs étrangers temporaires (PTET) à bas salaire.
Effectivement, hier mon conseil et moi-même avons adopté la résolution qui vise essentiellement à décrier la fin du Programme de l'expérience québécoise, mais aussi les modifications aux règles en ce qui a trait au programme des travailleurs étrangers temporaires qui ramène le seuil du nombre de personnes qu'on peut avoir dans l'entreprise de 20 % à 10 %, a-t-il expliqué en entrevue à l’émission Place publique.
Sur ce point, l’UMQ souhaite voir des mesures transitoires pour les travailleurs déjà en poste.
Des revirements à la CAQ
Le dossier a d’ailleurs continué d’évoluer mardi. Lundi, le candidat à la chefferie de la Coalition avenir Québec Bernard Drainville avait réitéré sa promesse d’accorder une clause grand-père aux travailleurs au Québec. Mardi, sa seule adversaire, Christine Fréchette, a promis qu’elle ramènerait le PEQ pour deux ans si elle est élue cheffe et qu’elle devient première ministre.
Jean-Philippe Boutin est demeuré tout de même perplexe face à ce revirement soudain au sein de la CAQ. Il prône une gestion plus régionale.
Les meilleures personnes pour savoir ce dont on a besoin, c'est d'abord et avant tout les entreprises qui en ont fait la démonstration. On a des réalités locales qui sont complètement différentes de Montréal, de Québec, des grands centres. Puis aussi de faire confiance aux régions. On a des réalités qui sont particulières qui ne sont pas pareilles à l'ensemble du territoire du Québec. Donc de revenir, de régionaliser, de faire prendre conscience qu'on a des réalités particulières puis de faire confiance à notre monde, a-t-il continué.


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