Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Des estimations de retombées économiques « loufoques » pour la Coupe du monde de la FIFA

3 month_ago 46

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Alors que l’organisation de la Coupe du monde de soccer coûtera plus d’un milliard de dollars aux contribuables canadiens, quels en sont les bénéfices économiques potentiels pour le Canada?

Selon Ottawa, des milliards de dollars seront générés au pays grâce aux 13 matchs qui seront présentés à Toronto et à Vancouver, et des dizaines de milliers d’emplois seront créés. C’est un investissement stratégique massif au Canada, soutient Alyson Fair, porte-parole du ministère du Patrimoine canadien.

Des chiffres optimistes, voire loufoques, selon différents experts et économistes interrogés par Radio-Canada.

Pour comprendre ces projections, Enquête a demandé au gouvernement les études économiques complètes qui ont été menées. Réponse rapide : Ottawa s'appuie uniquement sur un rapport commandé par la FIFA auprès du cabinet Deloitte.

L’organisateur de l’événement est généralement responsable de commander l’étude globale d’impact économique.

D’après cette analyse dévoilée en décembre 2024, l’événement devrait engendrer une activité économique de 3,8 milliards de dollars au Canada, affirme la FIFA. Ces bénéfices toucheront particulièrement les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, de l’emploi, souligne un porte-parole de l’organisation basée en Suisse, qui évoque également de la visibilité internationale à long terme.

Comment arrive-t-on à ce chiffre? Quelle est la méthodologie utilisée?

Ottawa nous a demandé d’interroger la FIFA. Mais cette dernière refuse de partager son étude.

Le rapport contient des informations confidentielles, des analyses internes et des documents justificatifs qui ne peuvent être diffusés à des tiers, justifie la FIFA.

En 2015, la Coupe du monde féminine organisée exclusivement au Canada (52 matchs) a généré 493,6 millions de dollars d’activité économique à l’échelle du pays, indique le ministère du Patrimoine canadien. La dernière Coupe du monde au Qatar, en 2022, devait quant à elle générer des recettes estimées à 17 milliards de dollars, pour 64 matchs.

Des études probablement exagérées

Les études de retombées économiques [qu’on nous a montrées], c’était bidon. On restait sur notre faim [en voyant la méthodologie], lance un ancien conseiller du gouvernement fédéral, impliqué dans l’organisation de la Coupe du monde.

Comme d’autres sources qui se sont confiées à Radio-Canada, il a requis l’anonymat, car il n’est pas autorisé à parler publiquement.

Est-ce que ces retombées sont exagérées par la FIFA? Probablement, ajoute un ancien ministre.

Le gouvernement ne devrait pas se fier uniquement sur des études fournies par des organisations privées pour prendre leur décision, estime une autre source proche du dossier.

MM. Infantino et Carney se regardent.

Gianni Infantino, le président de la FIFA, et Mark Carney se sont rencontrés à Montréal le 10 octobre 2025.

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Ce constat est partagé par les économistes interrogés par Enquête, qui déplorent la non-divulgation d’une telle étude.

On est au sommet du "il faut nous croire sur parole". C’est un manque de transparence, estime Pierre-Emmanuel Paradis, président de la firme AppEco.

Non seulement on peut se poser des questions, mais il le faut. Les ordres de grandeur semblent vraiment exagérés.

Lorsque l’organisateur fait l’étude, il n’a aucun intérêt à fournir des chiffres peu élevés. [Avec la FIFA,] il y a un conflit d’intérêts apparent, ajoute l’économiste québécois Daniel Denis.

Les organisations commerciales qui travaillent avec la FIFA doivent présenter une prévision optimiste, puisqu’elles ont des liens d’affaires avec la FIFA. Celles qui vont montrer des impacts négatifs ne remporteront jamais de contrat avec la FIFA, avance le chercheur britannique Simon Chadwick, qui se spécialise dans les affaires commerciales de la fédération.

Autant de touristes attendus qu’au Qatar en 2022

Pour justifier ces retombées records pour le Canada, Ottawa assure compter sur la venue de plus d’un million de visiteurs internationaux. Là encore, les experts interrogés par Radio-Canada doutent des estimations.

Un million, c’est le nombre total de personnes qui sont venues au Qatar pour la Coupe du monde 2022, relativise Simon Chadwick. Ces prévisions [pour le Canada] sont très optimistes et pas nécessairement exactes.

Un rapide calcul montre qu’environ 650 000 personnes assisteront aux 13 matchs prévus au Canada. Or, la majorité des spectateurs seront des résidents canadiens, puisque la FIFA a privilégié une ouverture de la billetterie aux ressortissants des pays hôtes.

Questionné sur cet écart, le ministère du Patrimoine canadien répond que de nombreux visiteurs voyagent pour vivre l’ambiance générale de la Coupe du monde, même s’ils ne détiennent pas de billets pour les matchs.

Des gens qui viennent pour l’atmosphère dans un endroit où ils ont toujours voulu aller? Oui, cela peut arriver, reconnaît l'économiste Daniel Denis. Mais va-t-on aller à Toronto pour l’ambiance? Je ne suis pas sûr. Surtout si on n’a pas de billets.

Il faut aussi tenir compte d'autres facteurs, comme le prix des billets, jugé excessif par de nombreuses associations de supporteurs à travers le monde, ou encore l’effet Trump, nous a-t-on indiqué.

Il y a eu des appels au boycott. Trump, c’est l’éléphant dans la pièce, signale Lukas Aubin, directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), en rappelant que des supporteurs étrangers pourraient être interdits d’entrer aux États-Unis.

Avec Donald Trump, ça donne moins envie aux supporteurs de se déplacer. Il faut prendre en compte le contexte géopolitique.

À Paris, en 2024, les retombées économiques (nouvelle fenêtre) des Jeux olympiques ont d’ailleurs été modestes, rappelle David Pavot, expert en droit international du sport à l'Université de Sherbrooke.

Ces promesses, ce sont des vœux pieux, soutient-il. Il suffit d’aller discuter avec les hôteliers ou les cafetiers de Paris. Plusieurs ne sont pas contents.

La retombée économique absolue qu’on nous vend et qu’on chiffre à plusieurs milliards, il faut prendre ça avec des pincettes.

Les organisations sportives minimisent aussi l’effet repoussoir dans leurs études, explique Daniel Denis. Des touristes habituels ne voudront peut-être pas venir à Toronto ou Vancouver, car l’événement va avoir un effet sur le prix des hôtels, avance-t-il.

Les estimations fédérales pourraient finalement être révisées, admet Ottawa dans un courriel envoyé à Radio-Canada. Le gouvernement du Canada attend maintenant [de la FIFA] des données mises à jour sur la billetterie et l’achalandage anticipé, indique une porte-parole du ministère du Patrimoine canadien.

Pour appuyer sa planification et ses dépenses, Ottawa dit s’être basé sur les tendances historiques des dernières éditions. Celles-ci ont eu lieu dans un seul pays, contre trois – pour la première fois – pour cette Coupe du monde qui a lieu aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

Une vue aérienne du parc Jean-Drapeau.

La FIFA envisageait d’installer une zone avec écrans géants au parc Jean-Drapeau de Montréal.

Photo : Getty Images / CHENG FENG CHIANG

Un reportage de Romain Schué et de Pier-Luc Latulippe à ce sujet sera présenté à l'émission Enquête diffusée sur ICI Télé jeudi à 21 h (22 h  HA).

Des impacts surestimés, selon Québec

Enquête s’est procurée une note rédigée par le ministère québécois du Tourisme en 2020, quelques mois avant le retrait de la candidature de Montréal.

Cette analyse avait pour objectif de réviser les calculs des retombées économiques de la FIFA. Il y aurait, selon ce document, un écart considérable dans l’impact économique calculé par le ministère du Tourisme.

L’estimation produite pour le gouvernement du Québec prévoyait, par exemple, un achalandage quotidien moyen de plus de 25 000 personnes de la Fan Fest 2026 [un espace aménagé pour regarder les matchs sur écran géant], qui semble surévalué considérant que l’événement s’échelonne sur plus d’un mois.

Les projections de la fédération ont été surestimées, conclut l’autrice de cette note. Rien n’indique qu’une distinction entre les dépenses des visiteurs locaux et les dépenses des touristes ait été faite.

La FIFA n’était pas capable de me dire quel est le pourcentage de touristes hors Québec et d'où proviennent les touristes.

Il faut séparer les visiteurs [du Québec] des touristes. Notre objectif, au gouvernement du Québec, ça a toujours été d’aller chercher des devises étrangères, explique Caroline Proulx, ministre du Tourisme de 2018 à 2025.

Ce qu’il faut regarder, c’est vraiment la différence entre ce qu’il se passe pour la Coupe du monde versus le tourisme sans la Coupe du monde, confirme Pierre-Emmanuel Paradis. Il y a déjà des touristes qui vont venir. Les touristes étrangers, c’est ça le point important.

Avec la collaboration de Daniel Tremblay et de Pier-Luc Latulippe

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway