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Le projet de restauration d'espaces verts d'Edmonton s'attire l'opposition de plusieurs résidents, qui dénoncent notamment un manque de consultation de la part de la Ville. Regroupés au sein de la Coalition de Windermere et des communautés environnantes, ils réclament d'être consultés par les autorités municipales avant que le projet ne progresse.

Rose Herman affirme que les espaces verts qui l'entourent constituent aux principaux lieux de rassemblement de son quartier.
Photo : Radio-Canada
Depuis plus de 25 ans, la capitale albertaine a recours cette approche afin de favoriser la biodiversité et de rendre ses espaces verts plus résilients face aux changements climatiques.
Les membres de communauté estiment toutefois que le projet, tel qu'il est proposé, modifiera des espaces largement utilisés par les citoyens, sans que ceux-ci aient été consultés.
Tout le monde se sent ignoré, très en colère et très émotif. Certains de nos résidents ont même fondu en larmes tellement ils sont bouleversés.
Le regroupement soutient que plusieurs citoyens n'ont jamais été informés des consultations initiales et souhaite maintenant travailler avec la Ville afin de trouver un compromis plutôt que de voir le projet abandonné.
Pour illustrer leurs inquiétudes, les membres de la coalition citent Doug Kelly Park, présenté par la Ville comme un exemple de restauration.
La végétation envahissante et le caractère peu accueillant de l'endroit nous ont donné un sentiment d'insécurité. Nous avons trouvé que c'était complètement contre-productif par rapport à ce que notre communauté cherche à créer, affirme Rose Herman.

La Ville d'Edmonton reconnaît des ajustements nécessaires.
Photo : Radio-Canada / David Bajer
Les résidents évoquent également la présence accrue de moustiques, de tiques, de coyotes ainsi que la possibilité que des arbustes denses créent des angles morts près des plans d'eau. Selon eux, les parents perdraient la visibilité nécessaire pour surveiller les enfants jouant à proximité des bassins.
Ce n'est pas seulement une question de restauration. C'est le fait que les communautés du sud-ouest ne sont ni entendues ni consultées lorsque des décisions importantes sont prises.
Certains propriétaires redoutent également une baisse de la valeur de leur résidence.
Le maire d'Edmonton, Andrew Knack, reconnaît que certains espaces restaurés donnent parfois l'impression d'être moins bien entretenus.

Le maire d'Edmonton, Andrew Knack, estime que la restauration à l'état naturel demeure une approche pertinente lorsqu'elle est correctement entretenue.
Photo : Radio-Canada / Louise Bosivert
Il soutient néanmoins que cette approche présente des avantages pour la biodiversité, la gestion des eaux pluviales et la prévention des inondations.
La Ville d'Edmonton suspend le projet de Windermere afin de poursuivre les discussions et de recueillir davantage d'information auprès des acteurs du réseau.


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