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L'Université Lakehead collabore avec la Première Nation de Rainy River, située sur le territoire du Traité n° 3, afin d'étudier la restauration du riz sauvage (Manoomin) et de souligner son importance culturelle profonde pour les communautés locales.
Une équipe de recherche s'est rendue récemment sur place pour aller à la rencontre des résidents et consolider des liens de confiance mutuelle.
Martha Dowsley, une professeure à Lakehead impliquée dans l'initiative, précise que ce projet a vu le jour il y a cinq ans, lorsque la Première Nation de Lac Seul a invité des chercheurs à devenir partenaires universitaires.
Depuis, l'initiative s'est étendue aux Premières Nations de Mississauga et d'Alderville, et maintenant à celle de Rainy River.
Pour approfondir notre relation, nous envoyons des étudiants lauréats en fin de cursus faire du bénévolat au musée de la communauté cet été, explique Mme Dowsley.
Elle espère qu'à l'automne, des professeurs et d'autres bénévoles pourront également aider au catalogage des collections.
Protéger des ressources menacées
Lyn Blackburde, représentante du conseil de la Première Nation de Rainy River, souligne que ce partenariat repose sur une volonté commune de mener des recherches bénéficiant directement à la communauté.
Elle exprime notamment une vive inquiétude face aux menaces pesant sur l'eau et les populations d'esturgeons, particulièrement depuis que le Sénat américain a voté l'abrogation de protections fédérales pour les eaux frontalières.
Cette situation entraîne un risque sérieux de contamination par des métaux lourds et des dommages environnementaux à long terme pour l'habitat du poisson, nos écosystèmes de riz sauvage et d'autres ressources naturelles, avertit Mme Blackburde.
Cette recherche s'avère donc d'une importance capitale en cet instant précis, indique-t-elle.
Elle salue d'ailleurs le dynamisme des efforts de collaboration.
C'est inspirant de voir ces jeunes chercheurs travailler avec autant de ferveur. Cela m'encourage réellement à poursuivre le projet et à partager notre message.
Pour l'avenir, elle mise sur de nouvelles opportunités éducatives pour les jeunes sur les enjeux de l'eau et du climat.

Le riz sauvage occupe une place importante dans la culture autochtone.
Photo : Radio-Canada / Delphine Jung
Le projet se poursuivra par de prochaines visites, permettant aux chercheurs d'étudier le territoire et de renforcer ce partenariat durable.
Avec les informations de Jasmine Kabatay de CBC


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