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ENTRETIEN - Alors que le projet de loi sur l’aide à mourir arrive au Sénat ce mardi, la médecin Pascale Favre, coauteur d’une étude pour la Fondapol (think-tank) sur « les non-dits économiques » de ce débat, pointe le risque de délaisser les plus fragiles sous couvert d’impératifs budgétaires.
Pascale Favre est médecin, titulaire d’un DEA en droit et économie de la santé et doctorante en philosophie. Elle a publié en 2025, avec Yves-Marie Doublet, une note pour la Fondapol intitulée « Les non-dits économiques et sociaux du débat sur la fin de vie ».
LE FIGARO. - Comment expliquer que les conséquences économiques et sociales de l’euthanasie soient occultées du projet de loi ? Laisse-t-il la porte ouverte à une réévaluation de la notion de « mort accompagnée » ?
Pascale FAVRE. - La proposition de loi actuellement en discussion au Parlement veut ouvrir, sousl’expression euphémisée d’« aide à mourir », un droit à l’euthanasie et au suicide assisté, deux modalités qui se révèlent très différentes à tous points de vue, y compris sous l’angle économique. L’aspect financier de la question reste effectivement le plus occulté, car politiquement incorrect. Le lien entre le principe de légaliser l’administration de la mort et la réalisation d’économies substantielles…


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