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Après enquête, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) n’a pas été en mesure d’établir avec certitude ce qui a provoqué le déraillement de train survenu le 28 décembre, sur le chemin de fer QNS&L, entre Sept-Îles et Schefferville.
Lors de l’événement, un train composé de 240 wagons chargés de minerai de fer avait déraillé. Il pesait 27 584 tonnes et mesurait 8600 pieds. L’accident a provoqué la destruction de la voie ferrée sur une distance d’environ 500 pieds.
Ce sont 29 wagons qui ont déraillé. Bien que presque tout le contenu des wagons déraillés se soit déversé, aucune quantité significative de minerai de fer ne s’est trouvé sur la surface gelée de la rivière Nipissis, située en contrebas du côté ouest de la voie ferrée.
Photo BST
La conduite du train était assurée par un seul mécanicien de locomotive. Ce dernier n’a pas subi de blessures.
Dans son rapport d’enquête, le BST n’établit pas clairement la ou les causes de l’accident, en raison de l’ampleur du déraillement, de l’emplacement difficile d’accès et de la dispersion du matériel roulant ainsi que le contenu des wagons.
« Toutefois, il est probable que le rail, qui était alors exposé à des contraintes thermiques et à des forces d’impact, se soit rompu lors du passage du train… ce qui a provoqué son déraillement », peut-on lire dans le rapport.
Selon le BST, les fluctuations importantes de température en ce début de la saison froide imposent des contraintes élevées aux rails. Le froid provoque une contraction de l’acier des rails, tandis que le réchauffement de la température extérieure provoque une dilatation du matériau. Les rails soudés sont alors plus susceptibles de subir des défaillances, comme des ruptures, en particulier au niveau des soudures liant les sections de rail entre elles, explique le BST.
La plus récente inspection de la voie ferrée avant l’accident avait été effectuée le 25 décembre 2025 par un inspecteur qualifié. Aucun défaut ni aucune anomalie n’avait été décelé dans le secteur où a eu lieu le déraillement.
Depuis l’événement, QNS&L a sensibilisé les employés qualifiés de l’importance du règlement d’exploitation ferroviaire du Canada portant sur l’inspection l’inspection du matériel roulant afin d’améliorer la qualité des inspections au défilé des trains qui circulent en voie principale pour déceler, entre autres, d’éventuelles défectuosités.
Photo BST
Le Bureau de la sécurité des transports du Canada recommande des auscultations par ultrasons plus fréquentes en période hivernale, ce qui augmenterait la probabilité de déceler les défauts internes.
L’accident a aussi provoqué un déversement de carburant diesel de 1 000 litres. Cela a été causé par le réservoir de carburant d’une locomotive qui a été perforé durant l’accident. Le déversement s’est limité à la zone située directement sous la locomotive. La majeure partie du carburant déversé a pu être récupérée.
Vincent Rioux-Berrouard
Titulaire d’un baccalauréat en histoire et d’un certificat en journalisme de l’Université Laval, Vincent Rioux-Berrouard est journaliste au Journal le Nord-Côtier depuis 2020. Il couvre... Lire la suite


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