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Des professionnels du milieu aéronautique se sont rassemblés au Laboratoire international des matériaux antigivre (LIMA) de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), vendredi. Ils sont venus en apprendre davantage sur les travaux menés par le laboratoire.
Les experts, des manufacturiers, pilotes, représentants d’aéroports, chercheurs de la NASA et de l’Agence spatiale européenne, étaient à Québec à l’occasion de la conférence annuelle de la SAE Internationale.
Une soixantaine d’entre eux en ont profité pour visiter les infrastructures du LIMA. Ce dernier se spécialise dans l'analyse des effets des conditions hivernales extrêmes sur les matériaux et infrastructures.
Puisque ce laboratoire est le seul au monde à pouvoir homologuer la performance des produits dégivrants et antigivres utilisés sur les avions, il réalise de nombreuses recherches liées au domaine de l’aéronautique.
En 2022, le LIMA a été mandaté par le ministère de la Défense nationale du Canada et les Forces armées canadiennes pour développer un revêtement spécialisé pour les hélicoptères.
On a fait quatre stations pour voir le processus de qualification des fluides, que ce soit en aérodynamique, que ce soit en antigivre, mais aussi pour voir tous les projets qu'on fait avec les pistes d'aéroport, explique le professeur et chercheur au LIMA, Jean-Denis Brassard.

Jean-Denis Brassard est professeur-chercheur au Laboratoire international des matériaux antigivre.
Photo : Radio-Canada / Alexis Desnoyers Muckle
Des visiteurs entre autres de la Chine, du Japon, de la Turquie, du Royaume-Uni, de la France et des États-Unis étaient présents, rapporte le chercheur.
Le LIMA a organisé des tests dans des conditions simulées, notamment de décollages d’avion et de précipitations givrantes, afin de démontrer comment se forme la glace, explique M. Brassard.
Pour effectuer ses simulations, le LIMA dispose de cinq chambres froides, deux souffleries ainsi qu’un équipement de caractérisation des matériaux. On est les seuls au Canada à avoir une infrastructure équivalente, souligne Jean-Denis Brassard.
Les visiteurs, des ambassadeurs de l’industrie aéronautique internationale, offrent une bonne visibilité aux travaux du laboratoire, estime M. Brassard. Or, le LIMA est assez méconnu du grand public, ajoute-t-il.
Avec les informations d'Alexis Desnoyers-Muckle


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