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La première fois que Christine Grenier a mis les pieds à Havre-Saint-Pierre, elle a tout de suite senti une connexion profonde avec la municipalité. Immédiatement, une idée s’est imposée à elle : un jour elle vivra à Havre-Saint-Pierre.
C’est en 2005 alors qu’elle terminait son baccalauréat en géographie que Christine Grenier a visité la Minganie pour la première fois. Son objectif, comme bien des visiteurs, était de se rendre au bout de la route 138, à Kegaska. Originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, Mme Grenier a eu un véritable coup de cœur pour la région.
« Quand je suis arrivée à Havre-Saint-Pierre, dès que je suis débarquée du char, j’ai eu une révélation : un jour, tu vas habiter ici ! Fouille-moi d’où ça vient ! », se souvient Christine Grenier.
Charmée par le territoire, Mme Grenier revenait dès que l’occasion se présentait. À l’époque, elle habitait à Granby. Elle n’hésitait pas à faire la douzaine d’heures de route qui la séparait de la Minganie, aussitôt qu’une fin de semaine de trois jours pointait à l’horizon. Elle en profitait pour faire du camping à Rivière-aux-Tonnerre, ou à Aguanish.
« Je trouve qu’il y a une énergie particulière dans la région, autant au niveau des paysages, de l’environnement, qu’au niveau des gens aussi », confie Mme Grenier.
C’est finalement 19 ans après sa première visite en Minganie que Christine Grenier s’est enfin décidée à faire le saut et à emménager à Havre-Saint-Pierre.
« Depuis que j’étais venue, ça me trottait toujours dans la tête. Mais il y avait tout le temps quelque chose qui m’empêchait. Ce n’était jamais le bon moment », dit-elle.
Proches malades et pandémie, les éléments n’étaient jamais totalement alignés pour mettre en place son rêve de déménager dans l’est de la province. Puis en 2024, Christine Grenier a réalisé qu’elle n’aimait plus ce qu’elle faisait à Granby. C’est là qu’elle a décidé de mettre son projet minganois en branle.
« Je me suis trouvé un emploi et un appartement. Puis j’ai emménagé officiellement. J’avais pris la décision que c’était là que ça se passait et que c’était là que j’y allais », dit-elle.
Établie à Havre-Saint-Pierre depuis mai 2024, Christine Grenier apprécie l’absence de trafic, mais ce qui la charme le plus, ce sont les gens qui habitent le territoire.
« C’est sûr qu’il y a du stress en moins. Ici, les gens vont prendre plus le temps de vivre. J’ai l’impression qu’ils ne se concentrent pas nécessairement sur les mêmes choses. Ils sont un peu moins dans l’apparence. Les gens vont prendre le temps de réellement rencontrer les autres », dit Mme Grenier.
Son conseil pour les personnes qui auraient envie de faire le saut et d’emménager dans la région : c’est de ne pas hésiter, de l’essayer et de se laisser charmer par l’accueil légendaire des Cayens.
« C’est sûr qu’habiter ici, c’est un petit peu différent [comparativement à des visites sporadiques], mais c’est quand même pas mal ce à quoi je m’attendais. Je ne vois pas de grosses différences. Je ne me suis jamais sentie chez nous dans la vie, peu importe où j’ai habité. Mais ici, j’ai l’impression d’être à ma place. »
Nadia Dorval
Diplômée en Arts et technologies des médias, Nadia Dorval a été animatrice à la radio durant près de sept ans. Ses expériences en développement philanthropique... Lire la suite


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