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Depuis la reprise des hostilités entre l’Iran et les Etats-Unis, les bombardements américains se concentrent sur les provinces proches du golfe Persique. A Bandar-e Abbas, sur l’île de Qechm et dans la province du Fars, les habitants racontent un quotidien marqué par la peur, les destructions et une inflation galopante.

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Des navires dans le détroit d’Ormuz, près de la plage de Bandar-e Abbas (Iran), le 27 juillet 2026. Des navires dans le détroit d’Ormuz, près de la plage de Bandar-e Abbas (Iran), le 27 juillet 2026.

Tous les soirs, à 22 heures, Sobhan (un pseudonyme, pour les raisons de sécurité, comme pour toutes les autres personnes citées dans cet article), habitant de Bandar-e Abbas, tend l’oreille. Au moindre bruit, cet artisan de 37 ans cherche à déterminer s’il s’agit d’un tir de défense aérienne iranienne ou d’une explosion. « Au moindre son, on s’arrête, on se regarde et on se demande – à voix haute ou simplement d’un regard : “Tu as entendu, toi aussi ? C’était quoi ?” Ensuite, on essaie de comprendre d’où venait le bruit », raconte-t-il, contacté par le biais de Telegram, une messagerie chiffrée bloquée en Iran mais accessible grâce à un VPN. La nuit, Sobhan se réveille régulièrement pour consulter les informations, à l’affût de l’annonce d’une nouvelle attaque.

Depuis la reprise des hostilités entre l’Iran et les Etats-Unis, le 7 juillet, les bombardements américains se sont concentrés en grande partie sur le sud du pays, notamment le long du golfe Persique. Cette zone stratégique est au cœur des tensions, Washington cherchant à réduire l’influence de Téhéran sur le détroit d’Ormuz, un passage maritime essentiel au commerce mondial de l’énergie. La République islamique a annoncé sa fermeture le 12 juillet et cible régulièrement les navires qui tentent de le franchir sans son autorisation.

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