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PARIS ET LES FAMILLES NOMBREUSES : UN AMOUR IMPOSSIBLE ? - Après avoir quitté Paris pour Grenoble, Tiphaine et Charles-Etienne de Corson, tous deux salariés à temps plein, sont finalement revenus élever leurs cinq enfants dans un coin très précis du 15e arrondissement, où ils ont trouvé l’espace et la liberté qu’ils pensaient devoir chercher ailleurs.
Tiphaine a grandi dans le 7e arrondissement, dans ce Paris feutré entre Saint-Germain-des-Prés et la rue du Bac, entre antiquaires, immeubles silencieux et voix de gardiennes résonnant dans les cours, où tout invite à la discrétion. «C’est très beau, mais pas vraiment fait pour les enfants», résume-t-elle. «J’avais toujours ce sentiment de déranger les voisins.»
Lorsqu’elle épouse Charles-Etienne, un Breton, la décision semble définitive : ils n’y élèveront jamais leurs enfants. Ils partent à Grenoble, où la montagne se découpe au bout de chaque rue, et s’y projettent durablement. Puis tout bascule. Une opportunité professionnelle pour Charles-Etienne. La mort du père de Tiphaine. L’envie soudaine de se rapprocher de sa famille. Elle est alors enceinte de leur premier enfant.
Aujourd’hui, Tiphaine a 38 ans, Charles-Etienne bientôt 40. Ils ont cinq enfants et sont propriétaires de 94 mètres carrés rue Saint‑Amand, dans le 15e arrondissement, à la frontière du 14e. Ils y ont trouvé de l’espace, un sens du collectif. Leurs enfants peuvent descendre jouer seuls. Au départ, le choix du coin était pragmatique. La famille bretonne de Charles-Étienne vivait encore à Paris quand ils y sont revenus. Ils cherchaient un rez-de-jardin, plus simple avec de jeunes enfants.
C’est presque par hasard qu’ils sont tombés sur cette résidence. Et sur un luxe rare à Paris …


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