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Pour sa première participation à un Mondial, le Cap-Vert a su résister à l’un des principaux favoris de la compétition (0-0).
Pour ses débuts, l’Espagne a été incapable de battre le Cap Vert p (0-0). Les Requins Bleus signent un énorme exploit, eux qui disputaient leur premier match en Coupe du Monde lundi à Atlanta. Les champions d’Europe et prétendants au titre manquent leurs débuts.
Malgré l’entrée de Lamine Yamal, venu enfin apporter un peu de folie dans un jeu espagnol stérile et stéréotypé, la Roja n’est jamais parvenue à tromper la défense capverdienne et son gardien Josimar Vozinha, auteur de plusieurs arrêts et sauvé par sa barre transversale sur une tentative de Ferran Torres (39e). Considérée comme l’une des grandes favorites avec la France et l’Argentine, la Roja n’a jamais réussi à se défaire du bloc bas du Cap-Vert, qui a parfaitement contenu les coéquipiers de Rodri, sifflés par séquence par le stade d’Altanta.
Un match à oublier donc pour les joueurs de Luis de la Fuente tant la rencontre face à la 67e nation au classement Fifa, qui disputait son premier match en Coupe du monde, ne devait être qu’une formalité et une entrée en douceur, avant de croiser des oppositions plus relevées. Mais même l’entrée de son prodige Lamine Yamal (71e) n’a rien changé, malgré les quelques éclairs de génie de l’attaquant barcelonais comme cette magnifique passe de l’extérieur du pied pour Dani Olmo (88e).
La Roja a ennuyé, poussive et inoffensive pendant les deux périodes
Ovationné à son entrée sur la pelouse par 67.600 spectateurs forcément déçus du spectacle proposé jusque-là, le prodige de 18 ans a tout de même montré qu’il était remis de sa blessure à la cuisse et qu’il n’avait rien perdu de son talent. Mais cela n’a pas suffi pour que l’Espagne se montre beaucoup plus dangereuse. Sous le toit et la climatisation du stade d’Atlanta plein mais sans grande ambiance, la Roja a ennuyé, poussive et inoffensive pendant les deux périodes.
Et quand les Espagnols ont décidé d’accélérer avant la mi-temps, ils ont soit trouvé la barre sur une reprise de Ferran Torres (39e) soit buté sur le gardien capverdien Josimar Vozinha, décisif malgré ses 40 ans (39e, 44e, 45+3). Le portier de Chaves, en D2 portugaise, a été élu homme du match, en larmes après avoir porté le Cap Vert vers le premier point de son histoire dans une Coupe du monde.
En dehors de ces trop rares situations, l’attaque espagnole a été totalement éteinte à l’image de Mikel Oyarzabal: premier joueur depuis 1966 à avoir joué les 30 premières minutes d’un match de Coupe du monde sans toucher une seule fois le ballon selon le statisticien Opta.
Yamal impuissant
Sur le banc pendant 70 minutes, Lamine Yamal et Nico Williams n’ont pu qu’observer leurs coéquipiers tenter sans être assez adroits, à l’image des deux frappes coup sur coup de Fabian Ruiz, bien au dessus du cadre (48, 51e). Et malgré l’entrée en jeu des deux ailiers, et celle d’Olmo, les Espagnols sont restés irrémédiablement inoffensifs et ont même concédé une ultime occasion sur corner dans le temps additionnel.
Invaincue depuis trente matches et n’ayant connu qu’un accro depuis son titre européen en 2024 - une séance de tirs au but perdue contre le Portugal en finale de la Ligue des nations (2-2, 3-5 aux t.a.b.) - la Roja n’a toujours pas perdu mais a déjà l’obligation de se réveiller. Après cette première déception, ils vont retrouver le calme de leur camp de base à Chattanooga dans le Tennessee dès lundi après-midi, pour rebondir car la route va s’élever avec l’Arabie saoudite, puis l’Uruguay dans le groupe H.
Viendra ensuite ce maudit match à élimination directe qu’il faudra enfin remporter, seize ans après le dernier. C’était en 2010 et l’Espagne était devenue championne du monde pour la première et (seule) fois. Mais lundi après-midi, l’Espagne en a semblé encore très loin.


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