Au réveil, les nouvelles des combats nocturnes se répandent. Un soldat israélien tué, plusieurs blessés. Une vingtaine de chars Merkava ont été détruits, dit le Hezbollah, qui revendique aussi avoir ciblé le quartier général du commandement de la région nord de l’armée israélienne. La nuit de mercredi à jeudi a vu d’intenses combats entre le mouvement chiite et l’armée israélienne. Au 24e jour de cette nouvelle guerre, les bilans surprennent tout le monde. La résistance du Hezbollah était loin d’être attendue par les Libanais.
«Qui aurait cru que le Hezbollah avait encore les capacités de se battre?» questionne Hadi, professeur de mathématiques originaire de la banlieue sud de Beyrouth et «soutien de la résistance». Après la défaite cuisante de la guerre des «66 jours» qui avait opposé les deux parties à l’automne 2024. Ainsi que la campagne de frappes israéliennes quasi quotidiennes qui a rythmé les quinze mois de «cessez-le-feu», plus grand monde au Liban ni ailleurs ne croyait en la puissance militaire du Hezbollah. Le Centcom, commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, avait même qualifié le Hezbollah de «décimé». Le 8 janvier dernier, les autorités libanaises affirmaient de leur côté avoir rétabli un «monopole des armes» au sud du Litani, annonçant la fin de la première phase du désarmement du Hezbollah.


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