Un militaire français, le sergent-chef Florian Montorio, a été tué et trois autres soldats français ont été blessés samedi au sud-Liban, lors d’une attaque contre des Casques bleus.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 16:25 | mis à jour aujourd'hui à 16:52 - Temps de lecture :

Florian Montorio, mort au Liban ce samedi. Photo état major des Armées Florian Montorio, mort au Liban ce samedi. Photo état major des Armées

Le sergent-chef Florian Montorio, a perdu la vie samedi au Sud-Liban, dans une attaque dont « tout laisse à penser que la responsabilité incombe au Hezbollah », a estimé le président de la République, Emmanuel Macron. Le Hezbollah dément quant à lui toute implication. Trois autres militaires ont été blessés.

Qui était-il ?

Le sergent-chef Montorio était rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban (Tarn-et-Garonne). « Il était en mission d’ouverture d’itinéraire vers un poste de la Finul isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone », a précisé Catherine Vautrin, la ministre des Armées sur X (ex-Twitter). Ce « sous-officier » était « expérimenté » avait déjà été « déployé plusieurs fois en opération », selon la ministre.

« La Nation s’incline devant la mémoire d’un de ses fils qui a donné sa vie pour elle. Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d’armes », a-t-elle dit.

Comment est-il mort ?

Florian Montorio a été tué « par un tir direct à l’arme légère », a précisé Catherine Vautrin sur X. « Il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance », a-t-elle détaillé. Elle n'a cependant pas précisé la gravité des blessures des trois autres soldats blessés dans l'attaque.

Ce décès survient près d’un mois après la mort d’un autre militaire français au Moyen-Orient, l’adjudant-chef Arnaud Frion, 42 ans, tué dans la région d’Erbil au Kurdistan irakien, dans une frappe de drone « perpétrée par une milice pro-iranienne », selon les propos d’Emmanuel Macron lors d’un hommage national.

Bientôt une enquête ?

Emmanuel Macron s’est entretenu samedi avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, leur demandant de « garantir la sécurité des soldats de la Finul ».

Le chef de l’État français, qui a estimé sur son compte X que « tout laisse à penser » que le Hezbollah était responsable de l’attaque, a appelé « les autorités libanaises à faire toute la lumière sur celle-ci, à identifier et poursuivre sans délais les responsables et à tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité des soldats de la Finul qui ne doivent en aucun cas être pris pour cible », a fait savoir l’Élysée.

La Finul appelle également le Liban à enquêter sur les auteurs de l’attaque « délibérée » contre ses soldats. « Une première évaluation indique que les tirs provenaient d’acteurs non étatiques (qui seraient le Hezbollah) », a indiqué la Finul dans un communiqué, appelant le gouvernement à « ouvrir rapidement une enquête afin d’identifier et traduire en justice les responsables ».

Le président libanais a condamné l’attaque contre les Casques bleus français et promet de poursuivre les responsables. Le président du Parlement, allié du Hezbollah, a condamné l’attaque contre la Finul.

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