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Bûches de Noël, panettones, gâteaux aux fruits, rugelach : de nombreux pâtissiers et commerçants offrent toute une gamme de produits spécialement conçus pour le temps des Fêtes. À Toronto, des entreprises adoptent différentes stratégies pour éviter le gaspillage.
Hadrien Verrier, propriétaire d’une pâtisserie et boulangerie à Etobicoke, l’admet volontiers : il lui est arrivé de préparer trop de produits saisonniers et de se retrouver avec des surplus.

Hadrien Verrier affirme qu'il limite la quantité de pâtisseries que lui et son équipe confectionnent chaque jour pour éviter les surplus et le gaspillage.
Photo : Radio-Canada
Il dit préparer plus de gâteaux que ce qui lui est commandé le 24 décembre au cas où un client entre à la dernière minute. Parfois, ces confections restent invendues.
Dans les années passées, tout ce qu’on faisait était de les offrir à de bons acheteurs, soutient-il.
Or, il s’assure de minimiser les surplus.
Généralement, on produit à petite quantité chaque jour et, dès que c'est dans le présentoir, on veut vendre le jour même dans la mesure du possible.
Il fait désormais affaire avec l’application de prévention de gaspillage Too Good To Go pour vendre ses paquets d’invendus.
C’est très important de contrôler son inventaire et d’éviter le gaspillage parce que les marges de profit sont si minces que vous ne pouvez pas vous permettre de faire ce genre de chose, affirme Odysseas Gounalakis, propriétaire de Scheffler’s Delicatessen.
Son magasin, situé dans le marché St. Lawrence, se spécialise dans le fromage et les produits non périssables. Pour le temps des Fêtes, il offre des produits spéciaux, comme un gorgonzola avec des truffes ou un brie farci au mascarpone.

Odysseas Gounalakis vérifie son inventaire quotidiennement pour s'assurer qu'elle réponde à la demande et ainsi éviter les surplus.
Photo : Radio-Canada / Robert Krbavac
Nous en importons des quantités très limitées, seulement pour l’Action de grâce et Noël, et avons créé un marché niché pour des clients qui viennent spécifiquement pour [ces produits], explique-t-il.
Et s’il en reste toujours, malgré tout?
Je suis chanceux, car j’ai 26 membres dans ma famille immédiate [...] alors on en profite!, rigole-t-il.
On en commande si peu. On ne gaspille jamais ces produits.
Hausse du gaspillage durant les Fêtes
C’est sûr que le temps des Fêtes génère du gaspillage alimentaire, probablement plus que le restant de l’année, admet Éric Ménard, expert en lutte contre le gaspillage alimentaire. Probablement à cause des festivités qui entraînent les gens à vouloir recevoir les gens chez eux et avoir des surplus.
Il soutient qu’il n’existe cependant aucune statistique sur l’ampleur du fléau durant cette période festive.
On espère que les commerces et les industries donnent les surplus [aux banques alimentaires] au lieu de les jeter.
Il rappelle néanmoins que le gaspillage alimentaire est un problème systémique en Amérique du Nord et estime que les gouvernements devraient s’inspirer des politiques déjà en vigueur en Europe.
Réduire le gaspillage
Le directeur des communications de Too Good to Go, Nicolas Dot, soutient que l’application est prisée tant par les commerçants que par les consommateurs durant les Fêtes.
Le mois de décembre [...] est le mois durant lequel il y a le plus de paniers surprises disponibles, particulièrement dans le segment des boulangeries, des cafés, des pâtisseries, souligne-t-il.
Selon une étude Léger publiée en 2024 commandée par la plateforme, trois quarts (74 %) des Canadiens affirment qu'ils jettent habituellement de la nourriture après un grand repas des Fêtes.

L'application Too Good to Go offre aux entreprises la possibilité de vendre des produits à prix réduit.
Photo : Radio-Canada
M. Dot suggère plutôt d’utiliser les restants des repas, comme les pommes de terre et la dinde, dans de nouvelles recettes.
Ça permet de ne pas manger le plat d’accompagnement sous la même forme, mais de le réutiliser et s’assurer que ces produits-là ne sont pas jetés.
Il propose aussi de laisser les invités apporter des contenants pour se partager les restes.
Plusieurs restaurants et épiceries font d’ailleurs affaire avec BetterTable, une compagnie vancouvéroise qui aide les entreprises à prévenir le gaspillage.
Pour les restaurants en Colombie-Britannique, c’est 7 % du chiffre d'affaires qui part à la poubelle, affirme le fondateur Benoît Liegey.
Les restaurants peuvent réduire le gaspillage en ajustant les menus des Fêtes en fonction des réservations et en proposant différentes tailles de portion, par exemple.
La quantité de gaspillage est généralement plus importante dans les épiceries, en raison de la taille de ces commerces.
C’est donc plus facile pour les organisations caritatives ou à but non lucratif de cibler les épiceries parce qu’il y a de grosses quantités à un seul endroit, explique-t-il.
Avec des informations d'Isaac Adams


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