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Des dizaines de personnes ont marché dans le secteur du Vieux-Nord, à Sherbrooke, samedi midi, pour demander à Québec de rendre la stérilisation des chats plus abordables, voire gratuite. Elles souhaitent également que le gouvernement provincial rende obligatoire la procédure, afin de diminuer le nombre de félins errants dans la province.
On sait qu’on a perdu le contrôle, qu’il y a un million de chats errants au Québec, dénonce la coorganisatrice de la marche, Maryse Viens. C’est inacceptable. Si on ne fait rien, on va se ramasser avec des problèmes.
Les chats errants peuvent par exemple être vecteurs de maladies, dont certaines sont transmissibles à l’homme. Mais ce n’est pas qu’une question de santé publique, croit la bénévole dans un refuge pour animaux, qui voit beaucoup de petits compagnons laissés derrière en raison de l'inflation et de la hausse de la facture chez le vétérinaire. C’est aussi une question de bien-être animal, défend-elle.

Les deux organisatrices de la marche, Maryse Viens et Marie-Pier Nadeau, constatent que de nombreux chats se retrouvent dans les refuges. Elles sont bénévoles au Refuge de la Faune de l'Estrie, notamment.
Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine
Les marcheurs ont revêtu des oreilles de chats et ont brandi des pancartes dans le calme et la bonne humeur, samedi matin. Quelques enfants ont pris part au rassemblement avec leurs parents. Ils avaient pour point de départ le parc Jacques-Cartier. « Les chats souffrent et selon moi, c'est un problème de société. Tout le monde est responsable », a indiqué une citoyenne.
Des marches ont eu lieu simultanément dans d’autres villes de la province, comme à Montréal, à Québec et à Mont-Laurier. Une pétition, appuyée par le député péquiste Pascal Bérubé et ayant récolté plus de 6000 signatures, se trouvait également sur le site de l’Assemblée nationale, samedi.

Les chats errants s'exposent à des dangers, des blessures et à la faim, déplorent les citoyens.
Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine
On a beaucoup de personnes qui ont signé, qui vont de l’avant, qui nous encouragent dans cette démarche-là, note Maryse Viens, la seconde instigatrice de la mobilisation citoyenne sherbrookoise. Elle garde espoir que le gouvernement prenne acte de ses revendications.
Le mouvement Tous ensemble pour nos chats communautaires réclame également que le gouvernement appuie financièrement les municipalités dans la mise en place de politiques visant à réduire les chats errants. Il demande aussi que les propriétaires soient contraints d’identifier leur chat à l’aide d’une micropuce.
Au moment d'écrire ces lignes, Québec n'avait pas répondu à notre demande d'entrevue.


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