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CHRONIQUE - L’historien revient sur les cinq enquêtes qui ont tenté d’élucider l’attentat qui a déclenché le génocide rwandais. Lecture salutaire qui dérange la version imposée en France par les inconditionnels de Paul Kagame.
Le 6 avril 1994, le Falcon 50 est abattu par un missile sol-air au moment d’atterrir au-dessus de l’aéroport de Kigali. Il transporte le président rwandais Juvénal Habyarimana et son homologue burundais, Cyprien Ntaryamira, leurs collaborateurs et trois Français membres de l’équipage. La mort du président Habyarimana déchaîne aussitôt la violence punitive des Hutus extrémistes. Et, bien sûr, il pulvérise l’espoir d’un régime multipartite d’alternance sur une base démocratique qui avait été acté lors des accords d’Arusha un an plus tôt. Charles Onana s’est intéressé dès 1996 à cet attentat qui est à l’origine d’une guerre civile rwandaise aux conséquences régionales dramatiques. Il est alors un jeune historien franco-camerounais formé en France. L’Afrique équatoriale est pour lui une réalité lointaine. « Je n’avais rien à voir avec les Tutsis et les Hutus, et je ne cherchais pas à plaider pour l’une ou l’autre des deux ethnies, je voulais comprendre, et je m’étonnais que la mort de deux…


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