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Ils sont partout et font la loi dans les branchages des cormiers, notamment à Sept-Îles : les durbecs des sapins. Ces jolis oiseaux boréaux, qui font un tour plus au sud en quête de nourriture, ont la réputation d’être ivres.
Pourquoi? En raison des nombreux petits fruits rouges fermentés qu’ils dévorent. C’est probable qu’ils soient un peu saouls, avance Alexandre Terrigeol, le directeur aux opérations de l’Observatoire des oiseaux de Tadoussac.
L’ornithologue se montre toutefois prudent par rapport à cette observation, vu le manque de documentation au sujet du durbec des sapins.
En effet, difficile d’en savoir beaucoup sur ce membre de la famille des fringillidés. C’est une espèce éruptive, explique Alexandre Terrigeol, c'est-à-dire qu'elle va se déplacer en nombre anormalement élevé en fonction de la nourriture.

Le passage des dorbecs des sapins est évident sous la canopée des cormiers, qu'ils vident de leurs fruits avant de s'envoler.
Photo : Radio-Canada / Bénédicte Filippi
Du printemps à l’automne, les durbecs des sapins résident dans la forêt boréale, à l’abri des regards. Avec l’arrivée de la saison froide, il leur arrive parfois de descendre vers le sud de la province.
Cet hiver, les petits fruits doivent être rares dans la forêt boréale, puisqu’à l’Observatoire des oiseaux de Tadoussac, on a observé 10 669 durbecs des sapins en 2025. D’autres années, seulement quelques centaines d’observations avaient été rapportées.
Pour cette raison, il est difficile de connaître l’état de santé du durbec des sapins, mais les tendances sont stables, remarque quand même M. Terrigeol.
Un chant distinctif
Le cri de vol de ces oiseaux grégaires est assez particulier. Si l’on apprend à l’imiter, on peut même arriver à les attirer à nous, selon Alexandre Terrigeol.
Ce n’est pas un oiseau craintif, remarque-t-il. Pour cette raison, le durbec des sapins est aussi une proie facile pour les chats, que M. Terrigeol recommande de garder à l’intérieur. Il signale aussi une autre mesure à prendre pour préserver les durbecs : désinfecter les mangeoires.
Pour les observateurs d’oiseaux de la Côte-Nord, deux espèces seront intéressantes à observer cette saison, en plus du durbec des sapins. Le lagopède des saules devrait être de retour en masse cet hiver, selon Alexandre Terrigeol, de même que la chouette lapone.


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