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Alors que le président américain Donald Trump soutient que son pays « ne veut vraiment pas de voitures faites au Canada », un nouveau véhicule sport assemblé à Windsor, en Ontario, cumule les distinctions aux États-Unis.
La Dodge Charger Scat Pack 2026, dont les premiers exemplaires viennent à peine de sortir de l’usine, a remporté plus tôt ce mois-ci le titre de voiture américaine de l'année décerné par le site TopGear spécialisé en automobile et celui de véhicule de l'année décerné par le journal The Detroit News.
La Scat Pack 2026 est assemblée à l’usine de Windsor de Stellantis, à qui appartient la marque Dodge. C’est une version à essence de la célèbre muscle car américaine avec un moteur SIXPACK de 550 chevaux.
Stellantis avait d’abord introduit un modèle entièrement électrique, la Dodge Charger Daytona R/T, dont le constructeur automobile a dû reporter la production de quelques mois, citant notamment des droits de douane.

Benoît Charrette, journaliste et rédacteur en chef de « L'Annuel de l'automobile ». (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
La version électrique a aussi connu des ventes très discrètes, explique le rédacteur en chef de L’Annuel de l’automobile, Benoît Charette.
Le fait qu’on ait ramené un moteur à essence, ça a parlé à beaucoup beaucoup de gens du côté des États-Unis et c’est ce qui fait qu’on a en ce moment une espèce d’engouement pour ce modèle-là.
Le responsable des ventes au concessionnaire Motor City Chrysler à Windsor, Jeff Pawluk, dit remarquer un énorme intérêt, surtout en ligne pour la Dodge Charger Scat Pack 2026.

Jeff Pawluk est directeur des ventes au concessionnaire Motor City Chrysler à Windsor.
Photo : Radio-Canada / Emma Loop
Le commerce attend de recevoir, au cours des prochaines semaines, jusqu’à 15 véhicules de ce type.
Nous avons déjà eu des clients qui viennent nous voir [...] et qui nous demandent quand ils peuvent se le procurer, les couleurs offertes, et évidemment le prix, affirme-t-il.
Le prix du véhicule varie entre 70 000 $ et 90 000 $.
Il est aussi parmi les trois finalistes pour le prix prestigieux du véhicule nord-américain de l’année qui sera décerné en janvier au Salon de l’automobile de Détroit, au Michigan.
Une lueur d’espoir, selon le syndicat des travailleurs
Les distinctions que reçoit le nouveau véhicule réjouissent Mike Stevenson, le vice-président de la section locale 444 du syndicat Unifor, qui représente les travailleurs de l’usine d’assemblage de Stellantis à Windsor.
Il y a certainement des nuages sombres qui entourent toute l’industrie automobile. Nous devons prendre cela comme une lueur d’espoir [...]. Je prends les bonnes nouvelles quand j’en trouve, car l’année a été difficile.

Mike Stevenson est le premier vice-président de la section locale 444 du syndicat Unifor, qui représente les travailleurs de l'usine de Stellantis à Windsor.
Photo : Radio-Canada / Emma Loop
Le secteur automobile canadien a essuyé de nombreux revers ces derniers mois.
En octobre, General Motors a annoncé la fin de la production des fourgonnettes électriques BrightDrop à son usine d’Ingersoll.
Stellantis, pour sa part, a annoncé que sa Jeep Compass, qui devait être construite à l’usine de Brampton, serait finalement assemblée en Illinois, aux États-Unis. Cette décision a laissé environ 3000 travailleurs sans emploi.
À Windsor, toutefois, le constructeur automobile compte ajouter un troisième quart de travail au début de l’année 2026 et vient d’ailleurs d’embaucher des centaines de travailleurs supplémentaires.
Un avenir prometteur au Canada, dit le PDG de Dodge
En plus des deux modèles de véhicules Dodge disponibles actuellement — les Charger et les Durango —, le président-directeur général de la marque, Matt McAlear, affirme qu’il y a certainement un besoin pour un produit plus abordable sans donner plus de détails.
Il réitère son engagement envers l’usine d’assemblage de Windsor.
Nous avons hâte de poursuivre notre longue tradition de construction automobile là-bas. C’est une région exceptionnelle d’un point de vue géographique, indique-t-il.
Stellantis n’a encore rien à dévoiler pour l’instant au sujet de l’usine de Brampton, précise M. McAlear, qui rappelle toutefois que le constructeur automobile a offert aux travailleurs syndiqués d’être mutés à l’usine de Windsor.
Nous avons un avenir prometteur au Canada.
La situation tarifaire évolue. Nous continuons de travailler avec les gouvernements du Canada et des États-Unis pour trouver une voie vers le succès. [...] Nous continuons de trouver un équilibre non seulement avec les défis réglementaires, mais aussi avec la situation tarifaire pour donner aux consommateurs ce qu’ils veulent, conclut-il.
Avec les informations d’Emma Loop de CBC


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