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Pascal Stalin et sa femme ont vécu dans l’angoisse après la découverte le 9 juillet d’un obus chez eux à Hennezis. Les démineurs ne sont intervenus qu’au bout de deux semaines.
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Par Guillaume Voisenet Publié le 6 août 2026 à 5h46
Pascal Stalin et sa femme habitent une maison dans la rue de la Mare Pilette à Hennezis (Eure) depuis 37 ans. Les propriétaires ont fait des travaux par le passé sans rien remarquer de particulier.
Mais le jeudi 9 juillet 2026, ils ont fait une drôle de découverte : un obus était terré dans le vide sanitaire sous la maison.
Au journal télévisé
Alors qu’ils regardaient le journal télévisé de 13 h, un reportage sur des démineurs est diffusé. En découvrant un obus, la femme dit à son mari avoir vu la même chose dans la maison.
Voyant que son mari ne la prenait pas au sérieux, elle est allée le chercher et lui a amené dans le salon. « Comme nous faisons des travaux, je cherchais des outils dans le vide sanitaire et je suis tombé sur cet objet sans savoir ce que c’était », raconte la femme après coup.
C’est la stupeur au sein du couple qui prend conscience qu’il vit avec un obus depuis qu’il a racheté la maison il y a 37 ans.

« Je vais régulièrement dans le vide sanitaire qui fait 1,10 m de haut et je ne l’avais jamais vu. Est-ce qu’il est remonté avec la sécheresse ? Le monsieur qui a fait construire la maison récupérait pas mal de choses donc est-ce lui qui l’avait stocké là ? Honnêtement je ne sais pas comment il est arrivé là », explique le propriétaire incrédule.
Stocké dans le garage
Après avoir hésité à s’en débarrasser avec des gravats en déchetterie, Pascal Stalin a songé à amener l’obus en gendarmerie avec sa moto.
Réflexion faite, il a contacté la gendarmerie et ce sont les militaires qui se sont déplacés. Sage décision. En lien avec un service de déminage, les gendarmes décrivent l’engin explosif. Selon eux, il s’agit d’un obus allemand de la Seconde Guerre mondiale non percuté.
Il mesure une quarantaine de centimètres de long et cinq centimètres de diamètre. Les militaires demandent au couple de le laisser dans la remorque dans laquelle il a été déposé et de ne pas y toucher en attendant l’intervention d’une équipe spécialisée.
Dès le lendemain, l’administré prévient le maire Olivier Descamps, qui prend attache avec la préfecture de l’Eure.
Plus de deux semaines d’angoisse
Un jour passe, puis deux, puis trois, Pascal et sa femme n’ont plus de son, plus d’image. « Quand on ne savait pas qu’il était là, ça ne nous faisait rien. Mais l’appréhension grandit au fil des jours. À chaque fois que je vais dans le garage, j’ai la boule au ventre », confiait le mari.
Et de préciser : « Nous dormons à quelques mètres du garage et on nous a dit que l’explosion pouvait avoir un impact sur un rayon de 20 mètres. »
Après quinze jours, Pascal Stalin n’a toujours pas de nouvelle. Ce n’est que le lundi 27 juillet 2026 qu’il est informé que l’intervention aura lieu le lendemain.
Mardi matin, une équipe de la sécurité civile a neutralisé l’engin. Il s’agirait finalement d’une munition française postérieure à la Seconde Guerre mondiale.
Après plus de deux semaines d’angoisse, Pascal Stalin et sa femme peuvent reprendre une vie normale et dormir sur leurs deux oreilles.
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