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Dans «L’Heure des pros», ce vendredi matin, revenant sur l’éviction progressive de la scène de l’artiste, visé par plusieurs plaintes pour agressions sexuelles, le journaliste s’est interrogé sur le principe de présomption d’innocence et la notion d’État de droit.
Passer la publicité Passer la publicitéVisé par plusieurs plaintes pour violences sexuelles et une trentaine d’accusations lancées successivement dans les médias, le chanteur Patrick Bruel aurait décidé de se retirer de la prochaine édition du plus gros show musical télévisé caritatif de l’année : le concert des «Enfoirés», diffusé chaque année sur TF1.
La nouvelle, très largement commentée depuis tôt ce matin, n’a évidemment pas échappé à Pascal Praud. Le journaliste est longuement revenu sur le sujet dans «L’heure des pros», sur Europe 1. «Patrick Bruel se retire des Enfoirés. C’est une première. Il considère qu’il ne peut plus aller sur scène. Est-ce qu’il va aller jusqu’au bout de ne plus aller sur scène pour ses concerts?», s’interroge-t-il.
Sur des œufs
Le langage est maladroit, hésitant même. L’auditeur perçoit que Praud marche sur des œufs. Les chroniqueurs restent muets. Il ajoute : «C’est vrai que chaque jour, il y a une pièce qui est mise dans la machine avec un nouveau témoignage». Et s’empresse d’élargir le sujet en se raccrochant à la présomption d’innocence.
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«Nous le disons, il faut rester sur le principe de la présomption d’innocence. Dans une démocratie, je ne vois pas comment on peut faire autrement? Simplement, après, c’est à lui, à lui de voir, entre guillemets, quelle est sa meilleure tactique, parce que la pression, elle est sur lui», dit-il.
Et de poursuivre, toujours aussi hésitant : «Qu’est-ce qui est le mieux pour lui? Est-ce qu’il doit se retirer? Est-ce que la pression judiciaire... Mais ça ne peut pas être la société qui lui demande de ne pas chanter. Autrement, la présomption d’innocence, elle tombe par terre.»
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«Il y a le droit, d’un côté. Il y a le fait, de l’autre, intervient alors Eugénie Bastié, journaliste au Figaro et intervenante dans l’émission. Et aujourd’hui, le fait prend le pas sur le droit. Et c’est qu’on a beaucoup de gens qui s’inquiètent de la fin de l’État de droit qui serait menacé par l’extrême droite et les populistes. Moi, je vois aussi dans ce genre de phénomène une dislocation de l’État de droit.»
La spécialiste rappelle ensuite ce qu’il en est de la notion d’État de droit. S’agissant de Patrick Bruel, idole de plusieurs générations de femmes, il semble bien difficile de conserver la distance qui s’impose. Ce dont elle convient plus loin.


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