Ce dimanche en plein jour à Brest, une adolescente a été blessée par une balle perdue. Au moment des faits, la victime de 14 ans se trouvait chez elle.
Un peu plus de deux ans après la mort de la jeune Socayna, tuée par une balle perdue à Marseille, un drame similaire aurait pu se produire ce dimanche à Brest. Une adolescente de 14 ans a été touchée par un tir d'arme à feu en plein après-midi dans le quartier sensible de Lambézellec. La jeune victime se trouvait chez elle au moment des faits.
L'absence de moyens à Brest ?
Sous le soleil, à l'heure du goûter, un dimanche, l'adolescente était à sa fenêtre, au deuxième étage de la cité populaire de Lambézellec, avec vue sur le square, quand résonnent alors des coups de feu, alarmes de guerre.
Des échanges nourris, dont une balle ira même se loger dans le genou de la jeune fille. Sa voisine, comme tous, découvre ici la violence qui s'exprime sans limite : "Ça a commencé à arriver. Il y a une semaine ou deux, il y a eu des coups de feu rue de Kermaria. Samedi, à 18h, j'ai entendu hurler un gars qui avait l'air terrorisé. Et là, j'entends un coup de feu. Mais les jeunes, ils ne vont rien dire. On sait où ils habitent en plus."
Lambézellec, ou Lambéz comme il est dit communément ici, ce n'est pas Marseille. Mais la situation brestoise et ses 150.000 habitants inquiètent d'autant plus.
"Brest est le résultat d'une politique trop faible. Le phénomène a été pris trop tard. La BAC de Brest, c'est un véhicule la nuit. On a l'impression qu'on a un train de retard et à Brest, ça se ressent beaucoup", concède Julien Le Cam, délégué régional Police Alliance.
Le syndicaliste en veut pour preuve l'absence de moyens, ou presque, dédiés à l'enquête sur cette fusillade dans une commune, dit-il, où la police nationale doit aussi pallier l'absence de police municipale.


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