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Un opérateur économique de passage à Douala a failli passer une très mauvaise nuit à Bonamoussadi, dans l’arrondissement de Douala V. Mercredi dernier, après une soirée dans un bar du quartier Beedi, l’homme s’est retrouvé à proférer des menaces de mort contre une jeune femme de 28 ans, prénommée Elisabeth, pour récupérer son sous-vêtement disparu. Le couple a finalement été embarqué par les forces de l’ordre.
Du bar « Entrée Mallam » à la chambre n°6 : le schéma classique
Tout commence dans un bar de Beedi. Grégoire, opérateur économique en déplacement à Douala, aperçoit une femme seule à une table vide. Il l’invite à sa table, lui propose des grillades, et la conversation s’engage. Les deux ne se connaissaient pas avant ce soir-là.
Quelques bières plus tard, changement de lieu. Le couple rejoint un hôtel de Bonamoussadi, chambre 6, occupée. Grégoire précise une condition, selon le journal qui rapporte les faits : « pourvu que tu parles bien. » Pas d’objection côté Elisabeth.
La nuit se passe. Grégoire s’endort. Mais son « horloge interne » le réveille environ dix minutes avant le début de son émission de télévision favorite. Il attrape la télécommande, remarque que son slip, déposé près de l’oreiller, a disparu. Elisabeth, elle, semble dormir.
Ce qui suit tourne vite au désordre. Grégoire réclame son sous-vêtement. Elisabeth nie toute implication. « Nous ne sommes que deux dans la chambre », rétorque-t-il. La jeune femme hausse le ton. « Tu as fini de… et maintenant tu ne veux pas payer ! », lance-t-elle, évoquant une prestation. La nuit coûtait 20.000 francs CFA.
La dispute s’envenime. Le service de sécurité de l’hôtel frappe à la porte. Grégoire, enveloppé dans une serviette, ouvre et parle de son slip. Elisabeth clame son innocence : « Je viens souvent ici avec mes clients, vous avez déjà entendu que j’ai volé quelque chose ? »
Menaces, forces de l’ordre, et slip retrouvé dans le plafond
Grégoire ne lâche pas. Il menace d’aller chercher dans sa voiture « de quoi abattre » Elisabeth. Deux clients alertent les forces de l’ordre entre-temps.
Le dénouement est inattendu.
Les agents arrivent, fouillent la chambre. On verra finalement Elisabeth monter sur le bidet pour extirper le sous-vêtement dissimulé dans une fissure du plafond. Ce qu’elle comptait en faire reste une question sans réponse claire. Le couple a été embarqué. On ignore à ce stade les suites judiciaires réservées à l’affaire.
Les nuits de Bonamoussadi réservent parfois ce genre de rebondissements. Pas forcément les plus glorieux.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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