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Ce projet s’inspire du modèle salvadorien, qui a emprisonné 92 000 personnes depuis 2022.

Le président panaméen, José Raúl Mulino, lors d’une visite à Athènes, le 2 juin 2026. Le président panaméen, José Raúl Mulino, lors d’une visite à Athènes, le 2 juin 2026.

Le président du Panama, José Raúl Mulino, a annoncé, mercredi 1ᵉʳ juillet, la construction d’une prison de haute sécurité pour isoler les chefs de gangs.

Plusieurs pays d’Amérique latine tentent de reproduire le modèle carcéral du président du Salvador, Nayib Bukele, qui dans sa « guerre contre les gangs » a emprisonné 92 000 personnes depuis 2022.

Sans mentionner la politique sécuritaire de son homologue salvadorien, M. Mulino a affirmé vouloir durcir le régime pénitentiaire afin d’empêcher les prisonniers de poursuivre leurs activités criminelles depuis leurs cellules.

« Nous allons construire une prison de haute sécurité et durcir les normes pénitentiaires » en « isolant totalement les chefs de bandes », a déclaré M. Mulino devant l’Assemblée nationale.

Le président du Panama a annoncé ces mesures alors qu’une vague de violence a choqué le pays avec la mort d’une fillette de 10 ans dans une attaque de tueurs à gages visant son père, et l’évasion de près de 200 prisonniers – dont la plupart ont déjà été repris – il y a un mois.

« Je préfère que l’on m’accuse de surpeupler les prisons plutôt que de laisser les membres de gangs continuer à extorquer, tuer, voler et déplacer de la drogue dans toutes les rues de notre pays », a déclaré M. Mulino.

L’Equateur et le Costa Rica se sont également lancés dans la construction de prisons de haute sécurité inspirées du Centre de confinement du terrorisme (CECOT) du Salvador, où les prisonniers sont entassés par dizaines dans des cellules sous un régime excessivement sévère.

Le Monde avec AFP