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PLEIN AIR. Après quatre ans de travail de coulisses et moins d’un an pour le construire, le Bois des lutins est maintenant prêt à recevoir ses premiers visiteurs.
Le moment était attendu depuis longtemps tant par les équipes d’Extéria que par les élus régionaux qui étaient rassemblés, vendredi, pour l’inauguration du tout nouveau parc du secteur Saint-Joachim-de-Courval.
«Enfin, enfin, enfin! Le parc le Bois des lutins est prêt à ouvrir ses portes à la population», a lancé Yanik Lefebvre, président du conseil d’administration d’Extéria.
Du 4 au 10 juillet, le site de plein air accueillera des visiteurs dans un nombre limité à environ 200 par jour et sous réservation dans le cadre d’un processus de préouverture. Dès le 11 juillet, le Bois des lutins sera entièrement accessible, bien qu’on recommande de réserver ses billets. Il ne reste que quelques détails à finaliser dans le parc, ajoute M. Lefebvre.
Pour la première année d’opération, Extéria souhaite recevoir environ 25 000 visiteurs au Bois les lutins. À terme, l’organisation vise à attirer 60 000 à 65 000 personnes dans son attraction. Ces gens proviendraient essentiellement des 150 kilomètres en périphérie de Drummondville, mais il est clair pour Yanik Lefebvre qu’on vise à attirer des gens au-delà de ce rayon.
Efforts
Yanik Lefebvre a tenu à souligner tout le travail qui a été effectué pour que cette nouvelle activité récréotouristique devienne réalité. Depuis 2022, Extéria a multiplié les efforts et les démarches pour achever le plus grand projet de son histoire. Réalisé grâce à un budget de 4,3 millions de dollars, le Bois des lutins a aussi été appuyé par tous les paliers de gouvernements, soit la Ville de Drummondville, la MRC de Drummond ainsi que les gouvernements du Québec et du Canada à la hauteur de 3,4 millions de dollars.
Yanik Lefebvre, président du conseil d’administration d’Extéria. (Photo : Ghyslain Bergeron)«L’organisation est très fière d’avoir trouvé un filon qu’on croit être gagnant pour nous et pour la région. C’est la fierté d’avoir traversé toutes les étapes qui nous ont permis d’arriver à cette inauguration. C’est aussi la fierté d’un conseil d’administration qui a l’audace de croire en ce projet fou», souligne M. Lefebvre.
Par ailleurs, la MRC de Drummond y est allée de son plus important investissement pour un projet en dehors de son organisation avec le Bois des lutins. Elle y a injecté un montant de 650 000 $. Pour la préfète, Line Fréchette, l’arrivée de cette attraction représente énormément pour la région.
«Le conseil de la MRC cherchait à trouver un attrait touristique familial et à redonner à la population le désir d’aller en forêt, détaille-t-elle. Étant sur le conseil d’administration d’Extéria, j’ai pu me rendre en France et faire le test du Bois des lutins. Selon moi, c’était un incontournable qui manquait à la région pour garder notre monde, les amener dans la forêt et vivre une vie familiale autre que devant les écrans de cinéma, par exemple.»
La préfète estime qu’une telle attraction devrait avoir des retombées positives dans toutes les municipalités de la MRC en allongeant les séjours des visiteurs à Drummondville et potentiellement permettre l’essor de nouvelles activités.
Dans la nature
Pour Extéria, le Bois des lutins représente également une nouvelle occasion de reconnecter avec la nature. Étant, avant tout, responsable de la promotion des saines habitudes de vie à la direction de la santé publique de Santé Québec Mauricie–Centre-du-Québec – Universitaire, Yanik Lefebvre est à même de constater le déficit nature que peut actuellement avoir la population.
«Le parc s’inscrit un peu dans mon univers professionnel, parce que ça invite les gens à bouger, à être en contact avec la nature et à être dans des conditions favorables, tant à la santé physique que mentale, dit-il. Les chiffres nous montrent que la population est en déficit nature et y est moins exposée. Elle a pourtant plusieurs bienfaits. L’environnement du parc nous amène totalement en immersion avec la nature. On a voulu la mettre en valeur avec le Bois des lutins.»
Sébastien Schneeberger, député de Drummond-Bois-Francs, Yanik Lefebvre, président d’Extéria, Line Fréchette, préfète de la MRC de Drummond, et Jean-François Houle, maire de Drummondville. (Photo : Ghyslain Bergeron)Yanik Lefebvre se réjouit aussi que l’endroit permette de voir la nature sous un angle différent. Les visiteurs pourront l’observer en hauteur depuis les mers de filets et les différentes cabanes dans les arbres, évoque-t-il alors qu’il était possible d’entendre des oiseaux chanter aux alentours.
«On inaugure aujourd’hui un lieu où l’être humain sera en contact avec la nature et où les activités créeront des souvenirs de famille, souligne le maire de Drummondville, Jean-François Houle. Cet endroit m’apparait magique aussi à cet égard. À Drummondville, on souhaite développer un tourisme axé sur la nature, le plein air, les expériences authentiques et la qualité de vie. Les gens à la recherche d’expériences seront comblés ici.»
Par ailleurs, les promoteurs français derrière le concept du Bois des lutins avaient présenté à Extéria un plan plus grand que ce qui a été réalisé. Ainsi, il existe déjà un potentiel d’expansion et de développement du site.
«Ce qu’on présente aujourd’hui est complètement en ligne avec ce qui nous a été présenté sur les plans et avec ce qu’on a vu en France, qui était génial. Ici, on a une immersion en nature qui est encore plus grande. On a atteint nos attentes, sinon encore plus que ce qu’on souhaitait», souligne Yanik Lefebvre, qui dit avoir un coup de cœur pour le Village d’en haut.
Notons qu’Extéria compte sur une équipe d’une vingtaine de personnes affectées aux activités du Bois des lutins.


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