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Présentes en nombre sur le littoral landais, les physalies ont déjà provoqué plusieurs fermetures de plages. Leur apparition reste imprévisible, mais la prudence demeure indispensable.
Passer la publicité Passer la publicitéElles flottent au gré des courants, affichent une jolie teinte bleutée et piquent très fort : les physalies - aussi surnommés «galères portugaises» ou «vessies de mer» - poursuivent leur progression sur la côte atlantique. Après le Pays basque il y a quelques jours, ces étranges organismes marins, souvent confondus avec des méduses, sont désormais observés sur le littoral landais. Si leur aspect attire l’œil, mieux vaut garder ses distances : leurs longs filaments venimeux sont capables d’infliger de vives brûlures aux baigneurs imprudents.
Face au risque de contact, plusieurs communes ont préféré fermer temporairement leurs plages ou interdire l’accès à la baignade. Des signalements ont notamment été rapportés autour de secteurs très fréquentés comme Seignosse ou Lit-et-Mixe, poussant les communes à renforcer la surveillance et à adapter les mesures de sécurité. Les autorités locales et les postes de secours invitent ainsi les vacanciers à respecter les consignes affichées et l’état des drapeaux, la situation pouvant évoluer rapidement au gré des marées et des conditions météorologiques.
Un organisme marin particulièrement urticant
Sous la surface, leurs longs tentacules - pouvant atteindre 20 mètres et recouverts de cellules urticantes - sont capables de libérer un venin particulièrement douloureux. Le contact provoque généralement une sensation de brûlure intense, accompagnée de marques rouges sur la peau. Dans certains cas plus rares, des nausées, des difficultés respiratoires ou un malaise peuvent nécessiter une prise en charge médicale.
Le danger ne disparaît d’ailleurs pas lorsque l’animal s’échoue sur le sable. Même mortes, les physalies conservent leur pouvoir urticant pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Les spécialistes recommandent donc de ne jamais les toucher, ni avec les mains ni avec les pieds, et de surveiller tout particulièrement les enfants, souvent attirés par leur couleur vive.
En cas de contact, il est conseillé de sortir de l’eau, de rincer abondamment la zone touchée avec de l’eau de mer - jamais avec de l’eau douce -, puis de retirer les éventuels filaments à l’aide d’un objet rigide ou d’une pince avant de consulter un professionnel de santé si les symptômes sont importants.
Des apparitions de plus en plus fréquentes ?
Ces échouages ne sont pas exceptionnels, mais leur fréquence varie fortement d’une année à l’autre. Les vents dominants, les courants océaniques et les conditions météorologiques jouent un rôle déterminant dans leur arrivée sur les côtes atlantiques. Lorsque ces paramètres se combinent, les physalies peuvent être poussées en grand nombre vers les plages françaises, notamment sur le littoral aquitain.
Pour les vacanciers, la meilleure précaution reste de se renseigner avant de rejoindre la plage. Les maîtres-nageurs et les communes actualisent régulièrement les informations en fonction des observations réalisées sur le terrain. Mieux vaut donc y jeter un coup d’oeil avant de piquer une tête.
EN VIDÉO - Biarritz : la baignade interdite en raison de physalies venimeuses sur les plages


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