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Les voitures importées représentent une part importante du marché de l’occasion en Europe, mais elles s’accompagnent de risques majeurs pour les acheteurs.
En l’absence d’échange de données entre pays, de nombreux véhicules circulent avec un kilométrage manipulé.
Selon une étude de la société de données automobiles carVertical, les voitures importées en France sont presque deux fois plus susceptibles d’avoir un compteur trafiqué.
Un choix risqué
D’après carVertical, 2,5 % de tous les véhicules vérifiés présentent un kilométrage trafiqué.
Cependant, ces statistiques globales ne reflètent pas entièrement l’ampleur réelle de la fraude au compteur : 3,6 % des voitures importées affichent un compteur manipulé, contre 2 % pour celles ayant uniquement circulé en France.
Concrètement, acheter un véhicule importé expose à un risque de fraude presque 1,8 fois plus élevé que sur un véhicule d’origine française.
L’échange de données au coeur du problème
Les informations sur le kilométrage, les éventuels accidents survenus ou d’autres données restent dans le pays d’origine. Selon carVertical cet absence d’échange de données entre pays accentue ce problème.
Certains vendeurs ou concessionnaires peuvent même ignorer que le véhicule qu’ils commercialisent a un compteur falsifié ou a été impliquée dans un accident majeur.
Lorsqu’un véhicule reste dans son pays d’origine, les autorités disposent généralement d’un historique complet. Mais une fois exportées, ces informations ne “voyagent” pas avec lui, créant des zones d’ombre pour les acheteurs.
« Chaque pays applique ses propres règles en matière de fraude au compteur, ce qui complique tout contrôle à l’échelle internationale. Comme les historiques ne sont pas partagés entre États, celui-ci repart de zéro une fois le véhicule exporté. C’est pourquoi le risque d’acheter une voiture au kilométrage trafiqué est nettement plus élevé lorsqu’elle est importée », explique Matas Buzelis, expert automobile chez carVertical.
D’où viennent les voitures importées ?
En France, 31,6 % des véhicules analysés par carVertical viennent de l’étranger, contre 68,4 % ayant uniquement circulé sur le territoire.
Ces voitures proviennent en majorité d’Allemagne avec 35,2 % des importations, de Belgique avec 20,4 %, d’Italie avec 9 %, des Pays-Bas avec 4,8 %, et de Suède (SE) avec 4,3 %.
« Beaucoup de véhicules importés arrivent après un accident ou avec un compteur trafiqué. Ce n’est pas parce qu’une voiture vient d’Allemagne, des Pays-Bas ou d’ailleurs qu’elle est en bon état. Chaque voiture a son histoire, et toutes ne sont pas positives », rappelle Matas Buzelis.
La fraude au kilométrage n’est pas rare, carVertical estime que 35 % des acheteurs ont déjà été trompés.


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