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Les voitures importées séduisent souvent les acheteurs français, mais elles cachent parfois un passé difficile à retracer. Selon une étude menée par la société de données automobiles carVertical, les véhicules importés ont 2,6 fois plus de risque d’avoir un historique de dommages que les véhicules ayant circulé exclusivement sur le territoire national.
O.T. - 23 juin 2026 à 17:07 - Temps de lecture :
L’étude réalisée entre janvier 2025 et mars 2026 révèle que 68,5 % des véhicules importés présentent des dommages enregistrés, contre seulement 25,9% des véhicules utilisés exclusivement en France. Autrement dit, une voiture importée est 2,6 fois plus susceptible d’avoir subi des dommages qu’un véhicule local.
« Chaque pays applique ses propres règles en matière de protection des données. En l’absence d’un système harmonisé garantissant l’accès à l’historique des véhicules importés, la qualité du marché de l’occasion s’en trouve affectée. Lorsqu’un véhicule est importé dans un autre pays, son historique repart souvent de zéro : certains dommages peuvent être dissimulés et le kilométrage peut être falsifié », explique Matas Buzelis, expert automobile chez carVertical.
30% des véhicules d’occasion vérifiés en France viennent de l’étranger
Le principal risque concerne les véhicules accidentés à l’étranger puis réparés avant leur revente. Certains peuvent avoir subi des dommages structurels importants ou avoir été remis en état avec des pièces de qualité inférieure. Attirés par un prix compétitif ou un niveau d’équipement supérieur, de nombreux acheteurs négligent les vérifications approfondies et découvrent parfois trop tard l’étendue des réparations effectuées.
« Les véhicules importés restent statistiquement plus risqués. Certains acteurs achètent des voitures accidentées, les remettent en état à moindre coût puis les revendent sur d’autres marchés. Cela ne signifie pas que tous les véhicules importés posent problème, mais le risque est nettement plus élevé », souligne Matas Buzelis.
Plus de 75% des Français refusent d’acheter un véhicule gravement accidenté
Si les conducteurs se montrent généralement plus tolérants à l’égard des dommages esthétiques mineurs, 84,9 % des personnes interrogées considèrent que la gravité des dommages passés est un critère extrêmement important lors de l’achat d’un véhicule d’occasion.
76,2 % des répondants à l’étude déclarent qu’ils n’achèteraient pas un véhicule ayant subi un accident grave, même si celui-ci paraît parfaitement réparé. Par ailleurs, 50,4 % déclarent être prêts à payer davantage pour un véhicule dont ils sont certains qu’il n’a jamais été accidenté. Ces chiffres démontrent que la majorité des automobilistes sont conscients des risques liés à l’achat d’un véhicule endommagé et ne sont pas prêts à les ignorer.


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