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Alors que le prix du carburant augmente depuis mi-février en raison du contexte géopolitique, les ventes de voitures d'occasion électriques ont plus que doublé au mois de mai, avec un cumul depuis le début de l'année en progression de +50 %. Mais acheter une voiture électrique est bien plus compliquée qu'une voiture thermique. On fait le point
Olivier TIERTANT - 10 juin 2026 à 06:23 | mis à jour le 10 juin 2026 à 09:12 - Temps de lecture :
En France, les voitures électriques représentent désormais 26 % des immatriculations neuves, et leur présence sur le marché de seconde main s’accélère fortement. Pourtant, selon une étude menée par carVertical auprès de plus de 100 concessionnaires français, 62,4 % d’entre eux considèrent encore l’incertitude autour des batteries comme le principal frein à la revente.
Entre manque de visibilité sur l’état réel des batteries, difficulté d’évaluer leur durée de vie et inquiétudes liées aux coûts de remplacement, le sujet devient central pour les acheteurs.
La batterie, l'inquiétude principale
Pour acheter un véhicule électrique, il faut désormais connaître l’état de santé de la ou des batteries. C'est même devenu le nouveau critère clé du marché des véhicules d'occasion. Pour Moundyr Gainou, responsable France de CarVertival, « les acquéreurs ont compris que le coût d'une batterie pour un véhicule électrique, repésente 40 à 45% du prix de la voiture. Donc il vaut mieux être sur de sa capacité ».
« Et puis, il est difficile de comparer les technologies, les composants des batteries. Comment mesurer leur fiabilité.Tous ces critères sont nouveaux pour les acheteurs. Jusqu'à présent, le prix d'une voiture dépendait de la marque, du modèle, du kilométrage et de son année. Maintenant, il faut ajouter cette compsante batterie et c'est ce qui fait peur aux acquéreurs ».
Quelle revente à moyen terme
N'oublions pas non plus la revente. En moyenne, nous gardons nos véhicules 5 ans et 100 000 kms avant de les revendre. «C'est également un motif d'inquiétude. Que va-t-il se passer dans les prochaines années en termes d'avancées technologiques ? Comment vendre à ce moment là un véhicule qui sera totalement dépassé. Sans oublier la possibilité que la marque disparaisse ou que les réparations ne soient plus possibles »
Connaître l'état de santé de la batterie... mais pas que
Bonne nouvelle, il y a désormais la possibilité de connaître l'état de santé d'une batterie. Mauvaise nouvelle, il y a d'autres questions à se poser. Mais commençons par le SOH. « En moyenne, une batterie perd entre 1,5 et 2% de sa capacité chaque année. Et cela se mesure grace à cet indicateur, le SOH ( State of Health ) qui donne une indication de l'état de santé à l'instant T. Les constructeurs ou vendeurs peuvent vous le donner, tout comme des outils en ligne » explique Moundyr Gainou.
Mais cela n'est pas suffisant pour savoir si la batterie n'a pas été maltraitée. « Ce qu'il faut voir, c'est l'évolution de ce SOH en fonction du kilométrage. Si on passe de 95 à 85% d'un coup, c'est une chute brutale dont il faut se méfier ».
Quel usage ?
Dernière chose à savoir... l'usage du véhicule. Ville, route, autoroute ? N'hésitez pas demande r le nombre de cycles de charges qui ont déjà été effectués.
« Connaître l'usage qui a été fait du véhicule est essentiel. Des micro-recharges nombreuses ou des recharges au delà de 80% ne sont pas bonnes. Tout comme les charges rapides avec des superchargeurs. Une recharge lente le soir à la maison est bien plus indiquée pour conserver sa batterie longtemps. »


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