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Au Venezuela il faut en finir avec la terreur rouge !

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Malgré le départ en vacances forcées du tyran communiste, ses nervis tiennent toujours le pays. Entre intimidations et exactions comme s’il ne s’était rien passé dans la nuit du 3 au 4 janvier. Ils ont bonne mine nos apôtres qui défendaient le narco-président au nom de l’État de droit. Le droit des truands sur celui des honnêtes gens. Comme en France.

Un nom résume tous les crimes du régime, que les habitants de Caracas chuchotent en s’assurant qu’il ne traîne pas des oreilles indiscrètes : « los colectivos ».

On estime leur nombre à 10.000 permanents et 20 à 25.000 avec des supplétifs appâtés par l’opportunité de faire un sale coup. Cagoulés et lourdement armés, ces miliciens de Chavez puis de Maduro ont renforcé leur pression sur la capitale depuis le raid américain, en appelant à la rescousse des crapules de leur espèce dispersées dans tout le pays. Voleurs à la tire et tueurs à gages, sycophantes et fanatiques du parti, rançonneurs et racketteurs, proxénètes, dealers et guérilleros castristes en mal de révolution.

Que du beau linge ayant servi le bandit Maduro et les cartels colombiens qui savaient les récompenser à leur juste valeur. Depuis l’éclipse du dictateur qui espère revenir un jour, ils se sentent un peu seuls. Et puisque la rue est toujours à eux et que personne n’ose les affronter, tandis que les résidus du régime les encouragent en sourdine, ils en profitent pour terroriser les civils et mettre en coupe réglée ceux qui exercent encore un semblant d’activité économique.

Ce grands courageux se sont planqués dans la nuit du 3 au 4 janvier tandis que leur chef se faisait embarquer. Beaucoup de gueule comme la plupart des voyous. Mais dès le lendemain, ils ont repris du poil de la bête.

Craignant le pire, les miliciens s’étaient cachés dans les égouts comme les rats qu’ils sont. Mais puisque les Ricains sont repartis sans trop de casse une fois leur mission accomplie, les sbires chavistes chantent  victoire à présent, comme s’ils les avaient vaincus en rase campagne.

Et faute de mieux, ils se défoulent sur la population civile désarmée. Avec l’appui tacite du gouvernement hypocrite de la señora Rodriguez, une femme féroce qui n’usurpe pas son surnom de tigresse mais sait embobiner les médias internationaux en cachant sa malfaisance sous des faux airs de Mamie Nova. Maduro ne l’avait pas choisie pour rien.

Pendant qu’on attend le retour de la démocratie, les arrestations et les assassinats d’opposants se multiplient

Alors que la dirigeante par intérim assurait vouloir coopérer et rétablir la démocratie, plusieurs arrestations ont eu lieu à l’Assemblée nationale au moment même où Delcy Rodríguez prêtait serment comme présidente par intérim. Lors d’une cérémonie présidée par son frère, Jorge Rodríguez, président du Parlement. Comme dans toutes les mafias, on ne fait confiance qu’à la famille et aux flingues.

Pour tenir son ventre mou avec ceinture et bretelles, son gouvernement a proclamé par décret dès le dimanche 4 janvier « l’État de commotion », une mesure scélérate qui autorise la détention sans jugement de toute personne célébrant l’arrestation de Maduro ou critiquant la politique du gouvernement. Les ministres du dictateur chef de cartel sont restés en place, avec des acolytes de Delcy Rodriguez qui a pris la suite en entendant ne rien changer.

Donald qui croit diriger le pays par marionnettes interposées s’est fait enfler jusqu’au ras du bulbe. « Il faut que tout change pour que rien ne change » comme disait le Guépard.

Après les premières heures de liesse populaire, le Venezuela a connu une vague de répression qui rappelle les moments les plus sanglants du régime Maduro. Quand ses hommes de main s’écharnaient à faire taire par tous les moyens, peur, chantages, procès expéditifs, tortures, villages incendiés, enfants pris en otage et homicides, ceux qui contestaient les résultats des élections truquées.

Cette fois, les Bolivariens humiliés mais réactifs ajoutent aux « responsables de quartiers » inspirés des corbeaux de La Havane les services des très chavistes agents du contre-espionnage militaire. Grassement rémunérés pour servir de convoyeurs aux camions de cocaïne allant de la frontière colombienne jusqu’au port de La Guaira, il ne laisseront pas filer la manne sans se battre. Tant que l’US Army ne reviendra pas leur mettre la raclée.

La transition est de façade, et l’appareil militaire reste arrimé à l’ancienne architecture du pouvoir. Faisant quelques heureux parmi des carriéristes et des ambitieux montés en grade. Les rares qui dégagent sont aussitôt remplacés par pires qu’eux. Lundi, le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, a assuré Delcy Rodríguez du soutien de l’armée. Sous condition qu’elle ne se prenne pas pour la patronne.

Donald Trump a précisé que la supervision de l’influence américaine au Venezuela serait confiée à Washington à un cercle restreint de hauts responsables parmi lesquels le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Mais le POTUS a reconnu que le Venezuela n’était pas en mesure d’organiser des élections et qu’il faudrait faire avec le personnel politique local disponible. Aveu d’échec.

L’état d’urgence, publié au lendemain de la capture du voyou Maduro, a été antidaté de la veille pour mieux affirmer la continuité du régime mafieux.

Dans la foulée, un autre décret dispose que les autorités doivent procéder immédiatement à la recherche et à l’arrestation de toute personne impliquée dans la promotion ou le soutien de l’attaque armée menée par les États-Unis contre le territoire du Venezuela. S’y ajoutent des restrictions à la circulation des personnes et des véhicules, la suppression des droits de réunion et de manifestation, et la saisie des biens des principaux opposants.

Ce n’est pas le comportement d’un gouvernement vaincu, agissant sous la tutelle du vainqueur. On se croirait au Liban, autre pays violent et corrompu où, après chaque nouvelle incursion de Tsahal, le Hezbollah fêtait une victoire imaginaire. Et adoptait de nouvelles mesures coercitives pour renforcer son autorité.

La théorie de l’inconscient collectif chère à Carl Jung n’est peut-être pas une pure spéculation intellectuelle. Il est possible que huit siècles d’occupation islamique aient laissé des scories incrustées dans le tempérament hispano-mauresque.

Tout le monde semble se satisfaire de cette situation pour le moins bancale sauf la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Ravina Shamdasani qui a exprimé son inquiétude. « Le peuple vénézuélien mérite que justice soit faite dans le cadre d’un processus équitable centré sur les victimes, a-telle déclaré, soulignant que l’état d’urgence suscite de sérieuses inquiétudes quant aux libertés fondamentales. »

Dans Caracas, les « colectivos », héritiers de l’appareil sécuritaire créé sous Hugo Chavez, patrouillent dans les rues et installent des barrages, arrêtent et rançonnent les passants. Ces gangs sont théoriquement sous le contrôle du ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello, qui a publié une photo de sa personne au milieu d’une bande de reîtres armés jusqu’aux dents. Au moins comme ça, on sait qui tire les ficelles.

Les Américains devront revenir, et cette fois frapper très fort au cœur du régime, condition sine qua non pour ouvrir la voie à la démocratie.

Pour Maria Corina Machado, prix Nobel de la Paix 2025, la seule voix audible respectable que Trump a eu tort de marginaliser, la répression actuelle est très alarmante. Elle appelle la communauté internationale, et en particulier les États-Unis, à suivre de près l’évolution de la situation et à soutenir une transition démocratique effective. Au besoin par la force si nécessaire.

Le pouvoir au Venezuela est un vrai panier de crabes auxquels il faudrait arracher les pinces, si on veut un réel changement de gouvernance. Sinon les investisseurs pétroliers hésiteront à risquer leurs milliards de dollars dans cette cour des miracles.

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

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