Les montants donnent le vertige. En mai dernier, les autorités schwytzoises ont annoncé avoir saisi environ 10,5 millions de dollars (8,5 millions de francs) en cryptomonnaies dans une enquête sur une fausse opportunité d’investissement. Une entreprise du canton avait transféré une somme importante vers un portefeuille contrôlé par les escrocs. Quelques jours plus tard, l’intermédiaire avait disparu. A Zurich, la police avait relaté quelques mois plus tôt le cas d’un homme de 76 ans ayant versé plusieurs dizaines de milliers de francs sur une plateforme d’apparence professionnelle. Après avoir compris le piège, il s’était encore laissé convaincre de payer plus de 10 000 francs de «frais» pour libérer son argent.
Ces affaires exploitent une faiblesse humaine, l’espoir de gagner beaucoup, rapidement et sans effort. Les escrocs promettent des rendements spectaculaires, parfois garantis, grâce à un robot de trading, à une intelligence artificielle ou à une méthode réservée à quelques initiés. On l’a beaucoup vu ces dernières années: une publicité sur Facebook, Instagram ou YouTube suffit souvent à amorcer le piège. Elle peut reprendre le visage d’une célébrité, le logo d’un média ou l’identité d’une banque.


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