On apprenait le 24 juillet dernier la mort de Gunther von Hagens. Le personnage sentait le soufre: on le connaissait pour la mise au point de la plastination (une technique de conservation des corps morts consistant à remplacer leur eau et leurs graisses par du silicone et de la résine époxy) et surtout pour les expositions de cadavres (humains et animaux) qu’il faisait tourner un peu partout sur la planète.
En septembre 1999, j’étais allé jeter un œil à l’étape bâloise de la manifestation. Je me rappelle d’écorchés un peu m’as-tu-vu, mis en scène dans des poses rappelant par moments les planches anatomiques de Vésale. Et je conserve aussi le souvenir d’un paradoxe: celui d’une muséographie presque cosy, qui tendait à évacuer ce qu’avait (forcément) de macabre un accrochage de défunts.


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