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Peut-être avez-vous une console de jeu dont le lecteur disque ne lit plus les jeux, une prise HDMI qui ne fonctionne plus ou encore un sèche-cheveux dont le bouton d’allumage est brisé. Pourquoi ne pas apprendre à les réparer ? Perrine Bullant, de l'émission Fin PM, a fait le point sur la situation.
Pour plusieurs, la solution est soit de jeter l’objet ou de l’apporter à l’écocentre. Ces options – bien que la seconde ait un impact moins grand – ont des conséquences néfastes pour l’environnement. Alors que le consommateur, de son côté, doit débourser de sa poche pour acquérir une nouvelle fois l’objet déchu.
Pour contrecarrer ces effets, les initiatives citoyennes se multiplient pour inviter les gens à apprendre à réparer leurs objets. Il existe entre autres La Shop à réparer à l’UQTR, les Repair café et, bientôt, l’entreprise Uni-Recycle, qui s’installera à Trois-Rivières.
Un atelier pour apprendre à réparer
L’idée d’Uni-Recycle est d’offrir un atelier de réparation avec tous les outils et les conseils d’un électrotechnicien pour inviter les gens à réparer leurs objets, comme un grille-pain, un four micro-ondes, un cellulaire, une tablette électronique et plus encore.
Habituellement les gens sont contents parce que ça fait du bien au portefeuille, et en même temps, on apprend.
Alexandra Bilodeau, qui a animé des ateliers de réparation d'objets pendant plusieurs années, souligne que, bien que la réparation peut intimider, elle est accessible à tout le monde.
Tout est réparable, par contre parfois, il faut débourser pour une pièce, et si la pièce est aussi chère que l’objet neuf, peut-être vaut-il mieux recycler l’appareil. Mais si la pièce brisée est un petit bouton et que ça prend cinq minutes à réparer, tant mieux. Ça fait de l’économie pour la personne et l’environnement aussi.
Des objets moins durables
Il y a deux ans, Équiterre a mené la première étude canadienne sur l’accès à la réparation des objets. On y apprenait que la majorité des appareils les plus achetés, comme l’aspirateur, le téléphone, la cafetière et le four micro-ondes, connaissait un dysfonctionnement dans leurs trois premières années de vie.
Parmi les personnes qui avaient vécu un bris ou une panne de leur appareil, 25 % choisissaient la réparation et 75 % avaient la perception que soit, ce n'était pas réparable ou trop dispendieux de le réparer.
Laetitia Bertolino, chargée de projets pour les initiatives environnementales chez UniRecycle, a imaginé la Réparotech pour rendre les citoyens plus autonomes et changer les mentalités.


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