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DÉCRYPTAGE - Dans un contexte de réductions des dépenses de santé, des opposants à cette réforme redoutent que l’euthanasie et le suicide assisté ne se développent par « défaut de soin ». La question des économies réalisées avec la loi reste également taboue.
C’est la dernière ligne droite. Le texte légalisant l’aide à mourir va être débattu en troisième lecture à l’Assemblée nationale à partir de lundi. Le Sénat l’a rejeté deux fois mais les défenseurs de cette grande réforme sociétale sont déterminés à franchir rapidement cette nouvelle étape au Palais Bourbon pour permettre le vote solennel du texte le 15 juillet.
Depuis le projet de loi défendu par Emmanuel Macron en mai 2024, le texte a évolué. Mi-juin, en commission, les députés ont penché pour le libre choix entre euthanasie et suicide assisté. Un changement majeur alors que l’euthanasie était au départ prévue comme exception pour les personnes en incapacité physique d’effectuer le geste. En séance, la version initiale pourrait être rétablie au nom de « l’équilibre » du texte. Le gouvernement a également fait un geste en direction des soignants inquiets en appuyant la suppression du « délit d’entrave » qui devait punir de 2 ans de prison et 30.000 euros d’amende les pressions…


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