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Dans le sud des Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.), la communauté francophone de Hay River s’est rassemblée pour fêter la Saint-Jean et le 20e anniversaire du bâtiment de l’École Boréale.

Avec son carnaval, l'École Boréale voulait rassembler l'ensemble de la communauté.
Photo : Radio-Canada / Kehel Mohamed-Amin
Par une journée ensoleillée, l’établissement avait invité l’ensemble de Hay River à participer à son carnaval pour célébrer la francophonie.
C’est cool de revenir, de revoir tout le monde, se réjouit Declan Munro, un ancien élève diplômé en 2021 qui a effectué toute sa scolarité dans l'établissement francophone. C’est comme une grande réunion familiale.

Declan Munro (à gauche) a été scolarisé à l'École Boréale de la prématernelle à la douzième année. Aujourd'hui, il aimerait s'impliquer davantage au sein de son ancien établissement. Chanelle Payeur (à droite), elle, a suivi les pas de sa mère, qui était venue à Hay River pour enseigner à l'École Boréale.
Photo : Radio-Canada / Kehel Mohamed-Amin
À ses côtés, Chanelle Payeur acquiesce. Après avoir côtoyé l’École Boréale pendant plusieurs années, elle est revenue à Hay River pour commencer sa carrière en enseignement, sur les traces de sa mère.
Ma mère a enseigné ici, et elle ne pouvait plus enseigner à une école élémentaire après être partie de l'École Boréale, parce que c'est tellement différent.
Un passage de générations
Karen Wall et Simon Lepage ont fait partie des premiers enseignants à travailler dans le nouveau bâtiment de l’École Boréale en 2006.
Ils ont tous les deux vu passer plusieurs générations de francophones, ils les ont vues grandir, et parfois revenir au sein de la communauté.
Quand on est arrivés, on avait une super belle équipe, se souvient Simon Lepage, qui a quitté l’enseignement depuis. Mais il y avait comme des tensions dans la communauté, parce que c'était perçu comme une compétition contre d'autres écoles.

Simon Lepage et Karen Wall ont fait partie des premiers enseignants à profiter du nouveau bâtiment. Ils se sont rencontrés à l'École Boréale et ont fondé une famille à Hay River.
Photo : Radio-Canada / Kehel Mohamed-Amin
Sa conjointe, Karen Wall, qu’il a rencontrée à Hay River et avec qui il a fondé une famille, mesure le chemin parcouru : Je pense qu'on a travaillé fort comme équipe, à promouvoir cette école en disant qu’on n'est pas en compétition avec vous autres. On est ici avec vous autres. On collabore pour les enfants.
Aujourd’hui, leur fierté, c'est de croiser d’anciens élèves qui reviennent raconter leurs souvenirs.
Ils reviennent toujours pour parler en français, pour demander comment ça va, et c'est vraiment familial.
Des défis à relever pour l’avenir
Néanmoins, l’École Boréale lutte encore avec plusieurs défis à relever, notamment un manque chronique d’infrastructures qui la pousse à partager certains espaces avec les écoles voisines.

Le directeur de l'École Boréale, Pierre Cook, voulait faire de cet événement un rassemblement pour toute la communauté.
Photo : Radio-Canada / Kehel Mohamed-Amin
C'est une journée pour célébrer ce que nous avons accompli pour la communauté francophone, souligne Pierre Cook, le directeur de l'école. Et aussi de regarder vers le futur, pour voir ce qui nous attend.
Il mentionne notamment le fait que l’école secondaire est constituée depuis plus de 17 ans d’espaces modulaires.
Il y avait une phase 2 de cette école, ajoute le directeur général de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest, François Rouleau. Il devait y avoir un gymnase dans la deuxième phase de la construction, puis on a privilégié un partage des espaces à côté.

À l'entrée de l'école, une fresque historique rappelle les jalons importants du développement de l'enseignement francophone à Hay River et expose les différentes générations qui y sont passées.
Photo : Radio-Canada / Kehel Mohamed-Amin
De l'avis de Pierre Cook, le plus grand défi de son établissement reste cependant le développement en français des étudiants : Un des grands défis, c'est de regarder nos élèves, puis de voir leur construction identitaire, puis de les voir s'épanouir en français. Ça, c'est le plus important pour moi.
"Ensemble, bâtissons notre fierté", c'est vraiment le slogan qui date depuis le début de l'école. Je pense que ces mots ont encore beaucoup de valeur pour nous, conclut-il.


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