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Un agent de la CRTV en poste à Yaoundé est accusé d’avoir abusé sexuellement d’une fillette de 2 ans au quartier Emana. Les faits, confirmés par deux médecins, un pédiatre et un gynécologue, remontent à une nuit où la mère avait laissé son enfant à la maison en présence de l’homme. L’affaire prend une tournure encore plus sombre quand la propre fille du mis en cause révèle subir elle-même ses assauts au quotidien.
Les faits, tels qu’ils se sont enchaînés
Tout commence après le décès de la mère d’une jeune femme du quartier Emana. Sans logement, elle s’installe chez sa tante avec sa fille de 2 ans. Régulièrement absente pour des raisons professionnelles, elle confie l’enfant à sa cousine. Ce jour-là, la cousine n’est pas là. La jeune mère part quand même, laissant le bébé en présence du mari de sa tante, identifié ici par ses initiales : O.C.
De retour le soir, elle trouve sa fille endormie sur l’homme. Le teint de l’enfant lui semble pâle, anormal. Le lendemain matin, en préparant le bain, elle découvre une anomalie visible au niveau des parties intimes de sa fille. Elle la conduit d’abord chez un pédiatre, puis chez un gynécologue. Les deux praticiens confirment : l’enfant de 2 ans a été abusée, selon leurs termes, « devant et derrière ».
La jeune femme informe aussitôt sa tante. La réponse : se taire pour ne pas briser le mariage. La tante a choisi son mariage. C’est dit.
Une fille qui révèle vivre le même enfer
Ce qui suit est encore plus lourd. La cousine, fille d’O.C., prend la parole et révèle qu’elle subit au quotidien des tentatives de viol de son père. Pas des faits isolés. Une réalité installée, que personne dans la maison ne semblait vouloir nommer.
Franchement, ça pose question sur ce qui se passait dans ce foyer bien avant cette nuit-là.
O.C. est agent de la CRTV, la radiotélévision publique camerounaise. Le fait qu’il occupe une fonction dans un service de l’État n’est pas un détail : il ajoute une pression symbolique sur la capacité des victimes à se faire entendre. On ne sait pas encore à ce stade si une plainte formelle a été déposée, ni si une procédure judiciaire est en cours. Difficile de ne pas y voir un risque réel d’étouffement si l’entourage continue de protéger l’accusé plutôt que les enfants.
Les deux fillettes, la petite de 2 ans et la cousine, ont besoin d’une prise en charge médicale et psychologique immédiate.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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