NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
Présenté au Festival international du film de Toronto en 2024, The Mother and The Bear est en ce moment à l’affiche dans les salles de cinéma. Son réalisateur, Johnny Ma, raconte pourquoi il a passé un hiver à Winnipeg et comment la ville est devenue un véritable personnage dans son film.
The Mother and the Bear raconte l’histoire d’une mère sud-coréenne qui vient à Winnipeg pour veiller sur sa fille plongée dans le coma après avoir glissé sur un trottoir glacé.
L’idée du film est née au moment où le cinéaste sino-canadien préparait son premier film, en 2016. Johnny Ma voyageait alors en Corée du Sud et, dans une auberge de Séoul, il a fait la rencontre d'une femme qui ressemble à ce qui allait devenir le personnage principal de The Mother and the Bear.
Il ignorait à l’époque la place qu’allait prendre Winnipeg dans son histoire.
En entrevue à CBC, samedi, dans le cadre du Weekend Morning show, il raconte que lorsqu’il a appris qu’il allait devoir changer le lieu de tournage, initialement prévu à Cincinnati, en Ohio, il n’était pas particulièrement enchanté à l’idée de tourner au Canada.
Mais quand Winnipeg a été choisie, dit-il, j’ai été curieux. Ce qui a piqué son intérêt, c’est d’entendre d’autres directeurs et créateurs parler de la façon ingénieuse dont les films étaient tournés à Winnipeg.
Il a donc décidé de passer un hiver dans la capitale manitobaine. J’étais un étranger qui arrivait, dit-il. J’ai juste eu l’impression… de rester ici et de vraiment apprendre, c’était comme un rite de passage.

Dans une entrevue accordée en 2024, Johnny Ma expliquait être venu à Winnipeg deux ans après la mort de son père et y avoir trouvé une sorte de paix. Il voit son film comme une lettre d'amour et un mot de remerciement à Winnipeg.
Photo : Gracieuseté Johnny Ma
Cette décision, dit-il, lui a été profitable. Il a rédigé une deuxième puis une troisième version du scénario, y intégrant des prises de vue de Winnipeg et des expériences qu’il avait vécues dans la capitale manitobaine.
Il arrive souvent que des films soient tournés dans une ville en prétendant qu'il s'agit d'un autre endroit. Johnny Ma ne voulait pas que Winnipeg ressemble à une autre partie du monde, si bien que la ville est devenue une partie intégrante de son histoire.
D’une certaine façon, le personnage principal se demande pourquoi Winnipeg? Et le film est la réponse à cette question.
Le cinéaste explique avoir trouvé à Winnipeg un pouls différent, une façon particulière de faire de l’art, en particulier pendant les longues soirées d’hiver passées à créer du contenu.
Faire un film, c’est un processus organique, dit-il. Il peut y avoir une première inspiration qui le met en marche, mais éventuellement, tous les artistes et les participants y ajoutent leur énergie, incluant Winnipeg elle-même.
Il espère que les Winnipégois iront voir le film, qu’ils reconnaîtront les lieux, qu’ils s’y sentiront comme chez eux.
Je sens que j’étais à un endroit qui me ressemblait, dit-il pour sa part.

Une scène du film The Mother and the Bear qui a été présenté au Festival international du film de Toronto en 2024.
Photo : Gracieuseté TIFF
Il espère aussi que certains thèmes du film feront réfléchir le public, comme la rencontre de différentes cultures et le fossé des générations.
Le cinéma nous fait ressentir des émotions et peut, peut-être, changer un peu notre point de vue sur le monde, croit-il. Un film est vivant, et quand l’audience le voit, il devient encore une fois autre chose.
Avec les informations de Santiago Arias Orozco


4 month_ago
67



























.jpg)






French (CA)