L’opération menée par les Etats-Unis le 3 janvier pour capturer et livrer à la justice américaine le président et dictateur vénézuélien Nicolas Maduro, puis les annonces tonitruantes de l’administration Trump sur sa volonté de mettre la main sur le Groenland ont éveillé de vieilles peurs au sein du régime cubain. Professeur à l’American University de Washington, William LeoGrande, expert de Cuba et de l’Amérique latine, analyse le risque de renversement du gouvernement de La Havane.
Si l’on écoute le président américain Donald Trump et son secrétaire d’Etat Marco Rubio, on a vraiment l’impression que le régime cubain va s’effondrer très rapidement.
Je ne le pense pas. La situation économique sur l’île est certes très mauvaise. J’y étais encore le mois dernier. Ce qui est le plus frustrant pour les gens, ce n’est pas seulement que la situation est mauvaise, mais qu’elle ne s’améliore pas du tout, et qu’il n’y a aucune stratégie claire pour la remettre à flot. Et si le pétrole vénézuélien n’est plus livré, la situation va empirer encore. Le PIB a chuté d’environ 14% par rapport à l’avant-covid, et selon une estimation de trois économistes crédibles, il pourrait encore baisser de 5 à 6% supplémentaires si l’apport de pétrole vénézuélien est interrompu. C’est catastrophique pour la population.


5 month_ago
25






















.jpg)






French (CA)